En 2023, plus de 27 000 offres d’emploi à pourvoir en Indre-et-Loire

Agriculture, santé, hôtellerie, restauration, nettoyage, industrie… Les secteurs qui recrutent le plus sont un peu toujours les mêmes en Indre-et-Loire. Mais pour 2023, un point marque : ils ont encore plus besoin de main d’œuvre que les années précédentes. Alors que le besoin de main d’œuvre est stable au niveau national, il progresse en Centre-Val de Loire et en Touraine. Ainsi, l’enquête annuelle de Pôle Emploi révèle que les entreprises du territoire projettent 27 053 embauches d’ici décembre, soit le quart des besoins régionaux. Un record alors qu’on était sous les 24 000 en 2022, et à peine à 18 000 en 2018.

Dans le détail, c’est quasiment une société tourangelle sur trois qui a besoin de renouveler son personnel en 2023. Un chiffre en baisse mais qui reste supérieur à la moyenne régionale. Surtout, 46% des annonces vont provenir de petites entreprises employant moins de 10 personnes (11% des grosses boîtes avec plus de 200 salariés). Des entités provenant majoritairement du secteur des services. Et ce qui est intéressant, c’est que 7 offres sur 10 sont des emplois non saisonniers.

Dans le détail, et sans surprise, c’est le secteur de l’agglomération tourangelle et le nord du département qui ont le plus de besoins : 17 500 projets d’embauches dans l’année, quand on en compte 3 8020 dans le Chinonais, 3 300 autour d’Amboise et environ 2 400 pour le Sud-Touraine.

Plus préoccupant, 70% des employeurs/employeuses s’attendent à avoir du mal à trouver la ou les personnes nécessaires à leurs besoins. Ce chiffre atteint même 91% dans le secteur de l’animation socioculturelle et 92% pour les aides à domicile. On est à 83% pour les agents d’entretiens de locaux… et surtout on atteint quasiment 100% pour le maraîchage (où plus de 500 offres seront disponibles). Les couvreurs, chauffeurs, ingénieurs et cadres de production seront également très difficiles à embaucher. De même que les plombiers, coiffeurs ou formateurs.

Pourquoi tant de complexité ? Dans certains cas, c’est notamment parce que les formations ne fournissent pas assez de nouveaux éléments. Mais aussi parce qu’il s’agit de métiers pénibles, à fortes contraintes horaires et pas toujours bien payés malgré des améliorations, notamment dans la restauration (avec plus de congés hebdomadaires, par exemple).

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