mardi 29 novembre, 2022

[#MIAM] Au Maskwood, des cocktails comme on en boit peu à Tours

Pour apprécier un cocktail à Tours on connait Le Tournesol, Le P’tit Soleil ou encore le célèbre Corsaire. Depuis 2020 et la fin du premier confinement on peut aussi se glisser sur les rondins de bois et la terrasse du MaskWood, Rue des Trois Ecritoires. Un bar à cocktail où les classiques du genre n’ont qu’une toute petite place sur la carte.

Bien sûr vous pourrez commander un mojito. Et sans doute que vous l’apprécierez. Mais vous pourrez également siroter le cocktail Pour un Flirt comprenant – notamment – rhum, liqueur de banane, jus de pêche et sirop de pandan (une plante tropicale au look de palmier). Ou alors un Hey Brother avec du sirop de pop corn. Ou un Pauline avec un soupçon de beurre de cacahuète. Ces recettes sont celles de Jordan Arbib, à la tête du lieu depuis la fin du premier confinement anti-Covid. Son parcours : bac pro hôtellerie-restauration à Bayet puis mention complémentaire barman à La Rochelle où il a commencé sa carrière avant d’aller aux Arcs, dans un hôtel 4 étoiles, dans une boîte de nuit, de nouveau à La Rochelle et enfin, donc, chez lui.

Au passage, il a aussi reçu un titre de meilleur apprenti dans sa catégorie.

Si les cocktails du MaskWood sont bons (et ils le sont), ils répondent aussi à l’autre impératif du genre : l’effet « Wahou » à l’arrivée du verre. Les recettes sont d’ailleurs dessinées sur la carte directement avec le look du verre qui arrivera devant vous. « J’apporte beaucoup d’importance au visuel, même pour un mojito » précise Jordan Arbib qui bannit en revanche le liseret de sucre sur le verre (mais glisse un peu de sel noir sur la fente d’un cocktail tequila). Et ça va jusqu’à faire un peu le show comme quand il débarque avec son chalumeau pour flamber de la cannelle si l’on réclame un Zombie. Demandez également s’il a du whiskey-menthe-citron à glisser dans un shooter (même si vous n’aimez pas le whiskey comme nous, faites confiance).

La carte du bar a des tons très féminins et c’est voulu. « Chaque cocktail raconte une histoire. De la joie, de la peine, de l’amour, de l’ambition » liste Jordan qui a pensé son fascicule en chapitres et aussi en playlist : années 80-90-2000, jazz-rap ou funk (le garçon rêve d’ailleurs d’ouvrir un bar jazz, un jour). « Le nombre de fois où j’ai vu des gens chazamer la playlist c’est cool. Ils viennent aussi pour la découverte. » Découverte aussi de nouvelles têtes, car régulièrement le MaskWood accueille des invités d’autres bars le vendredi (et son patron s’invite ailleurs de temps en temps).

Au passage, Jordan est un curieux, visitant régulièrement ses confrères bars et appréciant celui du Château Belmont ou Mr Bob. Mais ses plus grosses émotions il les a vécues à Lyon, Paris ou Marseille. Par exemple il cite le verre en hommage au personnage de Groot dans Les Gardiens de la Galaxie qu’on lui a servi aux Fantômes de l’Opéra (« c’était un pot de fleur réutilisé en mode cocktail »). Lui-même s’inspire parfois de recettes vues ailleurs : « Je me dis mais pourquoi il n’a pas utilisé aussi tel ou tel ingrédient avec ça ». D’ailleurs il espère un jour avoir une cuisine pour faire ses propres sirops, sachant qu’il produit déjà le pandan (une plante au look de palmier) ou du sirop mélilo (qui donne un arôme vanille mais en ayant poussé en métropole et pas très loin d’ici).

A noter que la Maskwood dispose aussi de planchettes généreuses à base de produits des Halles voisines.

Olivier Collet

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