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Tramway : Le maire de Tours dit non au passage par le boulevard Béranger

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Comme il l’avait déjà indiqué lors du dernier conseil municipal de Tours, Emmanuel Denis, le maire de Tours, a réaffirmé ce vendredi son inquiétude concernant le passage de la deuxième ligne de tramway par le boulevard Béranger. S’appuyant sur les résultats de la 3e et dernière étude racinaire réalisée ces derniers jours, le maire de Tours s’y oppose même désormais complètement, expliquant que l’impact sur le mail serait trop important, condamnant de fait tout le tracé ouest du projet…

Le tramway passera-t-il à La Riche un jour ? A ce jour, la perspective s’éloigne de plus en plus. Si le maire de la commune et actuel président du syndicat des mobilités tourangeau, par son titre de vice-président de Tours Métropole, Wilfried Schwartz, continue d’y croire, ce dernier semble de plus en plus isolé dans la classe politique à vouloir mener ce projet à son terme.

Son homologue tourangeau, Emmanuel Denis, semble avoir donné le coup de grâce au projet ce vendredi matin, en révélant les éléments de la dernière étude sur le mail du boulevard Béranger, qui confirmeraient selon le maire de Tours, les résultats « peu concluants » des études précédentes.

Le maire de Tours demande un débat en conseil métropolitain

« La conclusion est éloquente, elle dit clairement « qu’il est impossible de prédire le nombre d’arbres en péril », mais que ce ne serait pas seulement quelques-uns » explique Emmanuel Denis. Selon ce dernier, le sous-sol du boulevard, comportant des éléments souterrains des anciennes fortifications de la ville, serait compact et par conséquent les racines charpentières des arbres du boulevard se seraient dispersées en surface, à 80 cm du sol, entraînant « un système racinaire dissymétrique » avec des racines de 8 cm de large et plus retrouvées à 4,5m et 5,5m des arbres.

« Cela obligerait à s’éloigner encore plus du centre du boulevard pour se rapprocher des habitations, sans garantie de retrouver encore des racines et avec des problèmes liés aux habitations et sorties de véhicules » poursuit Emmanuel Denis pour qui face à ce constat la seule conclusion qui s’impose est que « la solution d’un passage par Béranger n’est pas la bonne. »

 « Quand nous avions voté pour ce tracé en novembre 2018 en conseil métropolitain, nous n’avions pas connaissance de ces éléments. C’est dommage d’avoir perdu autant de temps surtout que l’ancien maire de Tours, Christophe Bouchet avait eu connaissance de la première étude racinaire mais elle n’avait pas été rendue publique » indique Emmanuel Denis qui demande à la vue de ces nouveaux éléments : « un débat en Conseil Métropolitain qui est l’instance décisionnaire. »

Le maire de Tours préconise désormais de se focaliser sur la partie sud du tracé (Verdun-Chambray), « qui fait consensus » (ndlr : hormis la question du terminus à la Papoterie, remise en cause par le maire de Saint-Avertin Laurent Raymond) et se dit favorable à une alternative rapide à l’ouest avec la mise en place d’un Bus à Haut Niveau de Service (BHNS), tout comme pour la partie Atlantes-Tours Nord, déjà prévue dans le projet initial.

Priorité au Tram-Train pour Emmanuel Denis

A plus long terme, Emmanuel Denis, explique vouloir privilégier de nouvelles pistes de mobilités comme le tram-train en se basant sur l’étoile ferroviaire. « J’ai rencontré plusieurs maires dont celui de Loches et tout le monde semble intéressé, y compris la Région qui pourrait inscrire des financements dans le prochain plan Etat-Région. C’est important car la révolution des mobilités doit se faire et pour cela il faut penser aux communes de la 2e couronne et au-delà qui sont souvent oubliées. » Et le maire de Tours d’évoquer en exemple la prolongation de la ligne A vers la halte de la Douzillière à Joué-lès-Tours.

Reste que si les élus métropolitains décident de revoir le projet initial de 2e ligne votée en 2018, cela pourrait avoir des conséquences juridiques et financières. En effet si l’enquête publique qui fait office de juge de paix ne se tiendra qu’en septembre 2022, plusieurs millions d’euros ont déjà été dépensés en effet dans ce projet, à La Riche, plusieurs maisons ont déjà été rachetées et surtout l’Etat a accordé des subventions sur la base du projet complet. « Il va falloir rediscuter avec l’Etat de tout cela » acquiesce le maire de Tours, qui assume de perdre « un peu de temps face à un projet pensé pour les 50 prochaines années au moins. »

Vitiloire
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