dimanche 25 septembre, 2022
  • Avoine saison culturelle

French Tech Loire Valley : Mame, la zone industrielle 2.0

L’ancienne imprimerie reprend vie ce mois-ci avec l’installation d’une première entreprise.

L’inauguration officielle du site Mame de Tours en tant que cœur tourangeau du projet French Tech Loire Valley (la marque destinée à soutenir les nouvelles entreprises du numérique à l’échelon régional) n’est prévue qu’en avril mais à l’heure où vous lisez ces lignes tout est quasiment prêt. Ainsi, ces jours-ci, la société Violet Solide va déménager son siège social de Bléré vers l’ancienne imprimerie. Tout un symbole vu qu’il s’agit… d’une imprimerie, spécialisée dans le haut de gamme et qui a de nombreuses startups dans ses clients. Puis, avec le départ des ateliers de reconversion de Michelin (les derniers s’achèveront cet été), c’est tout le site industriel qui va se libérer pour accueillir des entreprises (déjà une trentaine de candidats), des associations comme Palo Altours et des ateliers collaboratifs (LivingLab et FabLab).

Bref, d’ici le printemps, Mame va entrer en fusion afin de devenir un équipement destiné aux entreprises en plein développement, notamment celles qui sortent des pépinières du Sanitas de Tours ou de la Rabière à Joué-lès-Tours selon l’ambition de Tour(s)Plus qui commercialise les espaces de travail et investit 14 millions d’euros sur dix ans. Sorte de « super-pépinière », Mame est surtout vu par l’agglomération comme un lieu « de mixité », avec par exemple l’installation d’une école privée en fin d’année au 2ème étage, l’ESTEN – spécialisée dans les métiers de l’édition de la presse et de la communication – fondée par Roc Edition, et actuellement établie Rue Bretonneau.

Et ce n’est pas tout. Tour(s)Plus veut que Mame soit pleinement intégré dans le quartier des Bords de Loire. En clair que le public y ait accès voire que cela devienne un site de visite touristique : « il y a des expériences à faire, on pourrait par exemple proposer aux visiteurs de tester les produits des startups installées dans le bâtiment, d’être leurs cobayes en quelque sorte » nous dit-on. Bref, Tour(s)Plus imagine la French Tech comme un lieu de rencontres avec « sa place du village, des animations quotidiennes et un espace permanent dédié aux food-trucks sur le parvis. » Avec l’école des Beaux-Arts située dans l’autre partie de l’ancienne imprimerie, voilà donc de quoi créer d’éventuelles passerelles entre les univers artistiques, étudiants et numériques.

Reste qu’il faudra encore un peu de temps avec que Mame n’atteigne sa vitesse de croisière, d’une part parce qu’il y a encore des travaux à faire pour achever la rénovation des locaux (il faut terminer la façade, refaire l’isolation et changer les vitres), « donc pendant un an, les loyers demandés aux entreprises seront baissés » précise Tour(s)Plus. Et puis surtout, Tours est toujours dans l’attente d’une éventuelle labellisation nationale French Tech dans le cadre de sa démarche commune engagée avec Orléans. Recalé cet été, le dossier de candidature French Tech Loire Valley va faire son retour sur les bureaux du ministère de l’économie avant la fin du mois, le 25.

De ce rendez-vous à Bercy, le Val de Loire espère obtenir le soutien de l’Etat même si ce n’est « que » pour un label thématique (tourisme, économie verte…) mais pas à tout prix : pas question par exemple d’avoir un label qui créerait un déséquilibre entre Tours et Orléans et couperait court à la dynamique régionale engagée (l’un des exemples étant que Tours attend que le Lab’O d’Orléans soit prêt à ouvrir avant d’inaugurer Mame). Voilà donc pourquoi les deux agglomérations et la région se préparent à faire sans le soutien de l’Etat et poursuivent le processus de création d’un fonds de soutien à l’investissement en collaboration avec le conseil régional. Doté de 20 millions d’euros (6 millions apportés à parts égales par les collectivités et 14 autres par le privé), il est déjà financé aux trois quarts, et notamment par de grandes entreprises.

Olivier COLLET

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