vendredi 7 octobre, 2022

STMicroelectronics supprime 430 emplois en France, inquiétudes à Tours

Au total, 1 400 postes sont menacés dans le monde.

Il y avait des rumeurs depuis l’an dernier… Et l’annonce est tombée ce mercredi matin au lever du jour : le géant STMicroelectronics va supprimer 1 400 postes dans le monde dont 430 en France, et 150 dès cette année sur notre territoire. La direction s’est exprimée de manière concise, affirmant qu’il s’agissait d’un plan de départs volontaires et qu’il allait lui coûter 170 millions de dollars mais aussi lui faire économiser la même somme chaque année. Une nouvelle consécutive à la révélation de mauvais résultats financiers pour le groupe franco-italien : -7% pour le chiffre d’affaire et -20% pour le résultat net (104 millions d’euros au lieu de 28).

« Après un examen exhaustif des options externes et internes pour l’activité produits pour set-top-box (décodeurs numériques, ndlr) de la Société, ST va cesser le développement de nouvelles plateformes et de produits standard domestiques » précise l’entreprise qui est l’un des principaux employeurs de Tours avec près de 1 400 salariés.

Sur le site tourangeau, le syndicaliste CGT Yannick Cangy a appris la nouvelle au réveil mais n’est pas complétement surpris : « on savait que quelque chose se préparait. » Le représentant du personnel estime néanmoins que ce plan ne devrait pas trop impacter Tours car l’activité « décodeurs » de STMicroelectronics est surtout implantée à Grenoble, en Isère.

« On pensait que la nouvelle stratégie du PDG Carlo Bozotti porterait ses fruits mais ce n’est pas le cas. Evidemment la CGT n’approuve pas ce plan qui pourrait avoir des répercussions sur tout le groupe à moyen ou long terme. ST est une entreprise moribonde face à ses concurrents dans le monde et d’autres divisions pourraient être dans la même ambiance. » Selon lui, il aurait été possible de conserver cette activité sur les décodeurs que les concurrents maintiennent avec une autre stratégie.

Détenu en partie par les gouvernements français et italiens (14% chacun), STMicroelectronics est donc en pleine zone de turbulences et son grand patron contesté : « son départ va être demandé en Conseil d’Administration » précise Yannick Cangy d’autant que ce n’est pas la première fois que le groupe fait face à des difficultés même si le dernier plan social remonte à 7 ans. Carlo Bozotti pourrait par ailleurs venir expliciter sa stratégie à Tours ou Rennes dès la semaine prochaine, selon la CGT.

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