mardi 6 décembre, 2022
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Ce qu’on a aimé (ou moins aimé) à Terres du Son 2022

38 000 personnes en trois jours : voici le bilan de fréquentation de la 17e édition de Terres du Son qui s’est refermée ce dimanche soir à Monts. Pendant que les équipes s’activent sur le démontage au Domaine de Candé nous on ramasse nos souvenirs et nos photos et on dresse le bilan de ce week-end avec nos coups de cœur, et ce qui a un peu terni la fête.

 

On a aimé, déjà rien que le fait que le festival soit de retour. Même s’il y a eu une édition adaptée au Covid en 2021, on attendait le come back d’une édition en version grand format et sans restrictions sanitaires. D’ailleurs malgré le retour annoncé du virus depuis quelques semaines, les masques étaient quasiment absents dans le public comme pour les différents prestataires. A quelques exceptions près…

On a aimé plusieurs nouvelles dispositions du site comme la présence accentuée de tables pour se poser et manger (dans le secteur du chapiteau). L’agencement repensé des scènes (face à face) semble également avoir fait son effet avec le renouvellement de l’écran géant pour la scène principale (mais la disparition des tribunes assises).

On a moins aimé le manque d’ombre sur la prairie. Avec un week-end ensoleillé et sous 30° on aurait pu imaginer quelques structures supplémentaires pour se protéger du soleil. Heureusement de nombreux points d’eau permettent de s’hydrater d’autant que les gourdes sont autorisées sur place.

On a aimé le mec avec son drapeau breton. Parce qu’il y a toujours au moins une personne qui vient en festival avec son drapeau breton.

On a aimé le partenariat avec l’application Safer, qui permettait de signaler une situation de gêne, de harcèlement voir un danger d’agression sexuelle. Une équipe pouvait alors intervenir en direct, les forces de l’ordre proposaient le dépôt de plainte sur place, un psychologue était également mobilisé pour écouter les éventuelles victimes. Le bilan précis de ce dispositif n’a pas été communiqué mais les organisateurs indiquaient dimanche que « quelques cas » étaient remontés, notamment pour la soirée de vendredi (la plus remplie avec près de 15 000 personnes).

On a moins aimé l’attente du vendredi soir. Entre les difficultés d’accès au parking puis au site, plusieurs personnes ont raté le concert d’Eddy de Pretto qu’elles voulaient voir. L’ASSO qui chapeaute l’événement se dit bien consciente du problème qui reste néanmoins incompressible avec une seule route d’accès au Domaine de Candé. Seule solution : développer encore les navettes car-train et le covoiturage.

On a aimé les trains qui ne mettent que 10 minutes pour rallier Tours à Monts. Ainsi vendredi soir 1 300 personnes ont utilisé le système de navettes pour rejoindre Candé (notamment des campeurs). Terres du Son avait spécialement affrété des TER pour l’occasion en plus des cars habituels (sur réservation pour l’aller, ce qui a pu entraîner quelques déceptions car ils étaient vite remplis). Le dispositif devrait être pérennisé en 2023, peut-être même avec des trains pour rentrer à Tours même si le dispositif de cars actuel semble donner satisfaction à l’ASSO (mais le train pourrait réduire l’empreinte carbone).

On a aimé la soirée du samedi avec l’enchaînement de concerts correspondant totalement à l’ADN historique de Terres du Son (Tiken Jah Fakoly, la révélation Ladaniva, 47TER, L’Impératrice et Deluxe). Moins fréquentée que les deux autres, cette deuxième journée a néanmoins réuni un public passionné, avide de découvertes et particulièrement réceptif et donc remuant.

On a moins aimé le gigantesque retard du groupe PNL vendredi soir. Annoncé sur la grande scène à 22h10 il y est monté 1h35 plus tard « à cause d’un retard du groupe et d’un problème informatique » résumait l’organisation dimanche soir. Un tel décalage est une première pour Terres du Son qui a dû chambouler sa programmation en raccourcissant les sets et en fermant le site une demi-heure plus tard que prévu. La contrepartie de faire venir un duo de rappeurs phénomènes, pourtant précédé par sa réputation. Certains spectateurs découragés sont même partis. En revanche les plus patients étaient en transe et chantaient tout par cœur.

On a aimé le concert à la cool de Tigre Bleu dimanche après-midi sous le chapiteau, avec un public assis à l’ombre posé et curieux. Et la prestation de Bleu Shinobi vendredi soir. Terres du Son reste incontestablement un lieu de découvertes pour peu qu’on prenne le temps d’écumer tous ses espaces.

On a aimé l’énergie communicative de Vianney, Eddy de Pretto ou Juliette Armanet, machines à tubes de la scène française.

On a aimé Le Village Electrique, nouveauté pour ambiancer la prairie avec des jeux un peu loufoques et une monnaie spéciale à récupérer au Crédit Moutouel. En plus on pouvait danser, faire la chenille… Une riche idée que d’inviter ce collectif normand.

On a aimé les nouveautés du village comme les tribunes aux associations, l’espace bébé ou le bar à vin de l’AOC Touraine (d’ailleurs la bière de Terres du Son – locale car brassée par La Turone – reste un très bon parti).

On a moins aimé certaines prestations de restauration au prix un peu élevé par rapport à la quantité.

On a aimé pouvoir payer en CB aux bars ou restos, ce qu’il n’obligeait pas à prendre une carte K7.

On a aimé l’accueil toujours aussi cool des bénévoles (un millier cette année, 20% de moins que d’habitude donc n’hésitez pas à rejoindre les équipes, il y a de la place et elles passent de bons moments).

On a moins aimé les conditions que certains groupes imposent aux photographes de presse (validation des clichés avant diffusion, notamment). Un problème récurrent d’année en année qui explique que nous ne diffusions pas de clichés de tous les concerts (dont PNL et Eddy de Pretto).

On a aimé l’accessibilité encore renforcée avec par exemple l’agrandissement des plateformes pour personnes avec handicap.

Olivier Collet avec Mathieu Giua / Photos : Claire Vinson

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