mercredi 7 décembre, 2022
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[En vitrine] Dans le Vieux-Tours, un temple de la déco vintage avec atelier de rénovation

L’histoire du Bazar de Cosette commence par la création d’un compte Instagram en 2015. Faustine chine, elle adore ça et elle partage ses trouvailles sur le réseau social. Des objets que sa mère Annie Leuillier sait réparer, notamment parce que travailler le bois fait partie de ses passions. L’association des deux et l’impossibilité matérielle de Faustine à garder tout ce qu’elle achète a donné naissance à la version boutique du Bazar de Cosette Rue du Grand Marché dans le Vieux-Tours, à quelques dizaines de mètres de la Place de la Victoire.

Agencé comme un appart, le magasin regorge de belles pièces qui datent souvent des années 50, 60 ou 70… Voire plus anciennes pour quelques-unes, comme ce miroir monumental de 150 ans qui trône fièrement dans la pièce le jour de notre venue. A ses côtés, des bureaux, buffets, tables, chaises, assiettes, verres, bibelots ou luminaires. Un stock qui évolue au fil des pépites dénichées par la famille sachant que les réparations et remises en état sont réalisées par Anne directement dans l’atelier situé en arrière-boutique (ou chez elle pour les plus grosses pièces). Elle recrée notamment des lampes à partir de pièces détachées.

Devenir commerçante n’était pas forcément son plan de carrière initial mais il a fini par s’imposer à elle après une période où Anne Leuillier est devenue aidante pour une personne proche qui avait besoin d’assistance. Travaillant dans l’univers de l’environnement et de l’habitat avec une spécialité sur les économies d’énergie, elle avait déjà une certaine sensibilité pour tout ce qui est réemploi (garder, rénover, plutôt que jeter). Associer cette habitude de vie à son monde professionnel a donc fini par devenir un projet de vie réfléchi durant les périodes de confinement anti-Covid.

Après plusieurs mois de réflexion, et un local refait à neuf, elle se lance donc dans l’aventure de la revente d’objets qui ont déjà eu une ou plusieurs vies et se plait à se renseigner sur leur histoire, puis à la raconter (comme quand elle évoque la cachette située derrière un bureau pour ranger quelque chose de précieux). Les arrivages sont fréquents, souvent référencés sur Instagram… et presque aussitôt vendus. « Certains samedis on se demandait si on aurait assez de stock » nous disent les deux femmes qui chinent sur Internet, en brocante mais pas en vide-maison (elles ne font pas non plus dépôt vente). Pour les prix, ça démarre à 5-6€, jusqu’à 600€ pour les plus grosses pièces.

Olivier Collet

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