mardi 4 octobre, 2022

Pollution du sol à Bléré : une réunion pour informer les riverains

Que sait-on de l’état des sols autour de l’ancienne usine Autocast de Bléré ? Fin avril, la préfecture d’Indre-et-Loire a interdit toute consommation de légumes ayant poussé à moins de 500m de l’ancien site industriel. Utiliser l’eau de puits est également proscrit sur l’ensemble du périmètre. Valables jusqu’au 15 juin, ces mesures ont été décidées en raison d’un risque de pollution des terres en lien avec le passé du lieu construit en 1922 et elles sont susceptibles d’être reconduites.

Forcément, une telle annonce a créé des inquiétudes. Car si contamination il y a, elle ne date pas d’hier puisque l’entreprise a fermé en 2009. On peut donc légitimement se demander ce que ça a eu comme conséquences sur la santé des riverains.

A l’origine de l’affaire il y a l’étude du bureau SOCOTEC qui travaille sur la requalification du terrain de l’usine désaffectée. Quatre prélèvements « ont laissé apparaître la présence de composés métalliques tels que le plomb, le cuivre et le zinc, ainsi que d’hydrocarbures aromatiques (HAP) et d’hydrocarbures totaux (HCT) à des concentrations dépassant les valeurs réglementaires de référence » explique un communiqué commun des services de l’Etat, de l’Agence Régionale de Santé et des communes de Bléré et La Croix-en-Touraine qui rappelle que d’autres prélèvements sont prévus afin de déterminer avec précision l’ampleur du problème.

En attendant les résultats, les habitants du périmètre sont invités à une réunion publique jeudi 12 mai à 19h au Centre Lorin à La Croix-en-Touraine.

Le communiqué précise que « lorsqu’elle était en activité, la fonderie Autocast faisait l’objet, comme tous les sites ICPE, d’un suivi par l’inspection des installations classées de la DREAL Centre avec des visites d’inspection régulières, selon le plan pluriannuel de l’inspection des installations classées. À ce titre, la dernière visite d’inspection du site en fonctionnement date du 15 juin 2007. Aucun écart n’avait été détecté en termes de rejets atmosphériques. (…) En l’absence de risque avéré lié aux rejets atmosphériques, une surveillance environnementale spécifique autour du site n’était donc pas justifiée. »

À lire sur Info Tours

Vous aimez lire Info Tours ?

Alors suivez-nous sur les réseaux sociaux !