jeudi 23 septembre, 2021
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OLIVIER LEBRETON : « Vivement le prochain arrêté pour la tranquillité publique ! »

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Évolution de la police municipale, occupation des rues par des personnes indésirables, menace terroriste… En poste depuis six mois, l’adjoint à la sécurité de Tours fait le point sur la politique de la ville et il assume tout.

Quel premier bilan faîtes-vous de votre action ?

Olivier Lebreton : J’ai à peine enclenché la première vitesse, et il y en a 6, comme les 6 années du mandat. En 6 mois, j’ai eu le temps de recevoir la quasi-totalité des 95 policiers municipaux. C’est inédit : auparavant, ils ne savaient même pas qui était leur adjoint ! Je leur ai dit que je voulais réorganiser leurs missions, les redéployer sur le terrain le matin et surtout le soir pour qu’on les voit plus. Désormais, ils prennent tous leur service à Meunier après avoir établi des plans de missions pour la journée.

Comment ça se passait avant ?

Je n’en sais rien… Ils m’ont dit qu’ils étaient surtout en voiture. Moi je leur impose d’être à pied. C’est important : les gens veulent les voir, les toucher, leur parler. Ce n’est pas une police d’intervention mais une véritable police de proximité ! Ils font du contact, du renseignement auprès des commerçants et des habitants et il faut qu’on les voit.

Un mot sur l’opération Tranquillité Vacances ?

C’est un vrai succès, on est débordés. Cet été nous avons reçu des demandes par centaines, ça nous prend un temps fou : la journée, le soir, la nuit. Les policiers ont parfois des listes de 30 à 40 adresses dans la journée et c’est formidable. Maintenant, nous pensons à faire évoluer le service et prévenir par SMS les habitants après le passage des agents pour leur dire que tout va bien.

« Police ce n’est pas un gros mot »

L’arrêté tranquillité n’est plus valable depuis dimanche soir. Quel bilan en faîtes-vous ?

Vivement qu’il y en ait un autre ! L’idée c’était notamment de faire déplacer ou partir les bandes à chiens et la police menait peut-être 10 interventions par jour. Ca a été difficile les 15 premiers jours de mai mais au fil du temps, les mecs qui zonaient par terre sont partis. Peut-être se sont-ils dit que Tours n’était pas une ville pour eux. et je n’ai pas de retour sur des perturbations dans d’autres quartier même si ils se sont sans doute déplacés sur les quais de Loire. En revanche j’ai eu des retours de commerçants inquiets que les nuisances reviennent à cause de la fin de l’arrêté.

Allez-vous le reconduire et quand ?

Je le mettrais bien en place pour tout le mandat mais c’est impossible car la jurisprudence exige que la mesure soit limitée dans le temps et le périmètre. J’espère prendre un nouvel arrêté pour les fêtes, et dès le 1er décembre ça m’arrangerait. Qu’on me comprenne bien : ce qui me pose problème c’est seulement ceux qui font une occupation abusive du domaine public. Je ne veux pas faire partir tout le monde mais si on me téléphone pour me dire qu’une personne avec un chien ou un SDF avec une guitare dérange, mon boulot c’est d’écouter et de dire « monsieur, allez jouer ailleurs ».

Et ces gens là, ce ne serait pas mieux de leur envoyer des éducateurs de rue au lieu de la police ?

On pourrait y réfléchir, on a embauché deux médiateurs pour l’été sur les quais et j’aimerais les pérenniser. Ils étaient sympas, bosseurs, volontaires… Mais du social on en fait déjà beaucoup : hier, j’ai encore donné 4500€ de subvention à l’association La Barque qui me les demandait. C’est juste qu’au bout d’un moment il faut passer par la phase et ça ne me choque pas. Les Verts sauteront peut-être au plafond mais pour moi Police ce n’est pas un gros mot.

Faut-il avoir peur de la menace djihadiste ici, à Tours ?

Il faut être vigilant. Maintenant le danger peut venir de partout, c’est l’inquiétude et Tours peut être visée. On sent par exemple qu’il y plus de prosélytisme dans certains quartiers alors qu’il n’y en avait pas avant. On y voit arriver des gens qui ne sont pas de la ville. On observe de plus en plus de tenues qu’on ne voyait pas auparavant, pour les hommes comme pour les femmes. Alors je le répète, il faut être vigilant. L’idée c’est de craindre tous les fondamentalismes.

Propos recueillis par Olivier COLLET

Olivier Lebreton s’est aussi exprimé sur le développement de la vidéosurveillance à Tours dans cet autre article.

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