jeudi 1 décembre, 2022

« On en a marre des parents fraudeurs » : le ras-le-bol de nounous en Touraine

C’est une association qui s’appelle O’Tours des P’tits Bouts et qui regroupe plusieurs assistantes maternelles en Indre-et-Loire. Son combat du moment vise à trouver une solution pour ne plus subir les affres de parents indélicats qui n’amènent plus leurs enfants du jour au lendemain sans prévenir… et surtout sans rompre le contrat avec leur nounou.

Face à ce genre de situations, les professionnelles de la garde d’enfants se retrouvent parfois dans des situations ubuesques (les parents continuent de les déclarer à la CAF et touchent des aides sans payer leur salaire, par exemple). Ce qui peut entraîner des démarches administratives complexes pour les nounous qui veulent faire reconnaître la situation. Et parfois des indélicatesses avec les impôts qui se demandent pourquoi on leur déclare des sommes d’un côté mais qu’on affirme qu’elles n’ont pas été perçues de l’autre.

A force d’alerter via des courriers, les assistantes maternelles d’O’Tours des P’tits ont peut-être un espoir d’être entendues : en marge de sa visite en Indre-et-Loire vendredi 14 octobre, le ministre du travail Olivier Dussopt a été interpellé par les 4 députés de la majorité présidentielle du département au sujet de ce problème. Son collègue Jean-Christophe Combe en charge des solidarités et de l’autonomie était en copie du courrier.

« Il nous semble important de renforcer la sécurité du paiement des professionnels de la garde d’enfant et de réduire les chances de fraude » écrivent Henri Alfandari, Fabienne Colboc, Sabine Thillaye et Daniel Labaronne. Le quatuor propose « de renforcer les contrôles effectués par la plateforme Pajemploi, interface en ligne utilisée par les parents-employeurs pour déclarer leur assistant(e) maternel(le) en permettant à l’assistant(e) maternel(le) de rompre son contrat pour non-paiement par l’employeur de deux mois de salaires consécutifs. »

Autre option suggérée : « Déclarer son contrat de travail auprès de Pajemploi, dans le cas où le parent-employeur ne réaliserait pas cette démarche. « A la réception du contrat, Pajemploi pourrait ainsi demander au parent-employeur de confirmer l’existence du contrat et de le déclarer dans un délai de deux mois. Passé ce délai, le contrat serait considéré comme caduque », indiquent les Députés dans leur courrier. »

A voir si ces propositions seront suivies d’effet et si elles peuvent améliorer la situation en cas de difficulté.

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