dimanche 29 janvier, 2023

Que retenir du meeting de Manuel Valls à Tours ?

Le premier ministre est venu soutenir les candidats de gauche présents au second tour.

A peu de choses près, il ratait son TGV pour rentrer à Paris. Venu juste le temps de son meeting dans la salle des fêtes de l’Hôtel de Ville de Tours, Manuel Valls a fait son bavard. 45 minutes de discours les armes à la main, tel le général des armées là pour motiver des troupes de socialistes qui n’ont pas envie de perdre un bastion promis à la droite dimanche soir lors du deuxième tour des élections départementales.

Il fallait bien un premier ministre pour ça, en sachant que ce ne sera peut-être pas suffisant tant le chemin parait escarpé pour la majorité sortante de Frédéric Thomas. Mais avec une standing ovation, des poignées de main, des sourires et des « cher Marisol », « cher François », « cher Frédéric » ou « cher Jean » on dit beaucoup de choses. Au moins, on capitalise pour l’avenir. Et vu les divisions de la gauche, largement soulignées face caméra, ce n’est pas de trop. En fin politicien, Manuel Valls sait tout ça. Il a le sens de la formule, il a fait un discours très enlevé, virulent. Voici ce que l’on en a retenu, ainsi que les déclarations les plus fortes relevées chez les autres personnalités locales qui se sont exprimées.

LIRE AUSSI NOTRE RESUME COMPLET DE LA SOIREE

Manuel Valls :

« Lors du premier tour, les électeurs ont fait mentir les pronostics. Faisons en sorte qu’ils les fassent mentir à nouveau »
En commentant le score du FN moins élevé qu’attendu : « En sonnant l’alerte, nous pouvions commencer à changer les choses. Mon rôle est de refuser le fatalisme, et j’en suis fier. Une certaine parole s’est libérée et c’est inacceptable. Face à l’extrême droite nous avons été trop timorés ces dernières années. Il en va des valeurs de la République. On ne fera pas avancer le pays en renversant la table. Le Front National est un danger qui va entraîner l’affaiblissement de notre pays, ils ont des idées rétrogrades »
Pour justifier la campagne de terrain de la gauche : « Quand on prend le temps d’expliquer son bilan, on obtient des résultats. »
« A tous ceux qui peuvent douter, je leur dis ‘dimanche, venez voter nombreux pour une gauche qui sait se rassembler ! Cette élection est trop importante pour que vous ne soyez pas au rendez-vous pour vous rassembler !' »
Au sujet de la droite : « La droite est prête au bricolage des valeurs. J’ai cru comprendre que l’UMP voulait se renommer et choisir Les Républicains. Quand on porte ce beau nom il faut en être digne. On n’attaque pas le FN quand on répond avec des polémiques sur l’identité ou la laïcité. Ca c’est courir derrière le FN. La politique du ni-ni, la droite va la payer cher. C’est une faute morale ». Et spécifiquement sur Nicolas Sarkozy : ‘On ne porte jamais la France avec un esprit de revanche. La France attend des réformes, un apaisement. »
Concernant le deuxième tour : « On a une bataille à mener, et c’est autour du mot solidarité. Il faut le revendiquer au coeur de notre projet. 2015 sera l’année de la croissance retrouvée et donc de la confiance. Il reste 3 jours, battez-vous jusqu’au bout ! Soyez fiers de vos actions et des réformes menées pour la France. Tout est à votre portée ! »

Mickael Cortot, 1er secrétaire du PS37 :

« Le vent tourne. On nous promettait une bérézina mais le peuple de gauche s’est réveillé. Dimanche, à nous de créer la surprise ! »

Marisol Touraine, ministre de la santé, conseillère générale sortante :

« Nous devons être heureux et fiers du travail accompli. Manuel, ta présence montre ta confiance pour dimanche. C’est contre la résignation que nous nous sommes engagés mais nous aurions pu montrer encore plus d’élan si nous avions été rassemblés.
Un petit message à la droite ? « Ce sont toujours les mêmes candidats : installés, dépensiers et passifs ».

Frédéric Thomas, président sortant du Conseil Général d’Indre-et-Loire :

« La dynamique est de notre côté. La droite croit pouvoir saisir le Conseil Général comme un jouet sans faire campagne. Nous faisons campagne. Et avec un vrai projet. »

Olivier COLLET

À lire sur Info Tours

Vous aimez lire Info Tours ?

Alors suivez-nous sur les réseaux sociaux !