Joué-lès-Tours : Une centaine de personnes se sont rassemblées devant l’Hôtel de Ville

À l’appel de l’Association des maires de France, une centaine de personnes se sont réunies ce lundi midi devant l’hôtel de ville de Joué-lès-Tours pour dénoncer les violences survenues en marge de la mobilisation de samedi.

Le rendez-vous était fixé à midi devant les mairies de toute la France, en écho notamment à l’incendie qui a détruit l’hôtel de ville historique de Limoges. À Joué, le moment s’est voulu solennel. Le maire, Frédéric Augis, a évoqué « un week-end terrible pour la France et la République », rappelant les attaques contre une boulangerie de la ville et le château de la Blotterie, autour duquel des feux avaient été allumés pour gêner l’approche des pompiers. Une minute d’applaudissements pour la République et une Marseillaise ont conclu le rassemblement.

Aux côtés d’élus de la majorité, l’opposition était représentée par Romain Fredon, Anne Javet et Francis Gérard (Joué Ensemble sociale et écologiste), ainsi que Romain Villaud (Réussir à Joué).

« On est dans un moment grave », a confié Frédéric Augis à Info Tours, distinguant ceux qui portent « des revendications légitimes » de ceux qui « en veulent aux symboles de l’État ». Pour l’édile, aucune lutte ne justifie de détruire bâtiments et commerces. Il dit soutenir les forces de l’ordre et voit dans la présidentielle la seule réponse : « Je ne connais rien de mieux que la démocratie. »

L’élu insoumis, Romain Fredon, lui, estime que les dégradations ont « terni le message initial de la mobilisation », porté par un appel à la dignité. Touché par la destruction de la mairie de Limoges, il renvoie toutefois la première responsabilité à Emmanuel Macron et à des « violences institutionnelles », pointant aussi des lacunes dans le maintien de l’ordre. Les 12 000 manifestants tourangeaux de samedi traduisent selon lui des colères « légitimes », dans la lignée des Gilets jaunes mais aussi de mouvements sociaux plus récents comme la gronde des pompiers : « On a des corps de métier, des groupes sociaux qui sont vraiment à bout et ce 17 octobre a été une réunion de toutes ces colères ». Pour lui aussi, la réponse doit être politique avec la séquence de l’élection Présidentielle qui débute : «  je suis engagé en politique parce que je considère que c’est le levier politique qui sera le moyen de nous sortir de cette situation. L’opportunité pour nous, c’est 2027 et le vote de Jean Mélenchon. »

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