Des débordements assez inédits se sont produits samedi 17 octobre en marge de la manifestations d’ampleur contre la vie chère ou les violences policières. De 17h à 2h du matin, des centaines de casseurs ont méthodiquement brûlé des poubelles, détérioré des caméras de surveillance, incendié des vélos en libre-service ou attaqué des commerces. Une vingtaine de boutiques de la Rue de Bordeaux, de l’Avenue de Grammont ou de la Place de la Liberté ont ainsi été saccagées. A Joué-lès-Tours, un incendie s’est déclaré au château de la Blotterie.
Selon un bilan de la préfecture d’Indre-et-Loire publié dimanche midi, 32 interpellations ont été recensées, ainsi que 14 policiers blessés. Dans un communiqué publié dimanche soir, la procureure de Tours Catherine Sorita-Minard évoque 31 gardes à vue et des personnes qui seront déférées au parquet dès ce lundi 19 octobre.
Par ailleurs, suite à l’appel de l’Association des Maires de France, des rassemblements de soutien aux victimes de ces violences se dérouleront lundi midi partout en France, et donc en Indre-et-Loire. Le rendez-vous est fixé à midi devant les mairies, en écho notamment à l’incendie qui a détruit l’Hôtel de Ville historique de Limoges. A Tours, Joué-lès-Tours, St-Pierre-des-Corps et aussi Ballan-Miré où le maire Thierry Chailloux appelle à venir « pour réaffirmer notre refus de toute forme de violence ».
De leur côté, trois associations commerçantes de Tours en appellent aux élus et aux pouvoirs publics afin d’obtenir des aides rapides à la suite des dégradations subies par les commerces. Mais aussi pour « protéger les commerces » en vue de prochaines manifestations.
« Derrière nos vitrines, il y a des femmes et des hommes, des économies engagées et des emplois. Une journée de fermeture ou une vitrine brisée peuvent mettre à mal une entreprise » écrivent-elles, soulignant tout de même leur soutien aux revendications des manifestations, que bon nombre de commerçants affirment partager.


