Après deux départs organisés vendredi 24 et samedi 25 juillet, le Service d’Incendie et de Secours d’Indre-et-Loire annonce qu’un nouveau groupe de pompiers prend la direction de la Gironde afin de lutter contre le gigantesque feu parti de la commune de Saumos. Il s’agit d’une mission de relève des soldats du feu tourangeaux partis au début du week-end et qui vont donc pouvoir rentrer se reposer après une lutte intense contre les flammes.
Au total, 2 500 pompiers sont mobilisés sur ce feu qui a calciné 42 000 hectares, se rapprochant du plus gros feu de l’histoire française (50 000 hectares détruits en 1949 dans les Landes). A leurs côtés on compte 1 500 militaires + 1 200 policiers et gendarmes mais aussi des équipes de la Croix Rouge ou de la Protection Civile. Les antennes tourangelles ont participé avec l’envoi d’équipes aux côtés des sinistrés (220 000 personnes évacuées).
On sait que la lutte va encore durer plusieurs jours avant de fixer le sinistre, et des mois pour l’éteindre totalement. La préfète de Gironde a annoncé que les personnes qui ont dû quitter leur domicile ne pourront pas rentrer tant que l’incendie progressera.
Alors que de fortes chaleurs sont attendues en milieu de semaine, il faut s’attendre à de nouveaux appels à la solidarité des pompiers pour relever les équipes en place. Le syndicat UNSA du SDIS37 valide le principe mais s’inquiète que le recours se fasse auprès des pompiers volontaires alors que « le SDIS 37 compte près de 350 sapeurs-pompiers professionnels, disposant des compétences et de l’expérience nécessaires pour participer à ces mêmes missions. »
Les représentants du personnel regrettent ainsi une sur sollicitation des employeurs privés alors qu’il pourrait y avoir recours aux personnels administratifs et techniques du SDIS37 « [également] titulaires du statut de sapeur-pompier volontaire ». « À défaut de pouvoir engager davantage ses propres effectifs, le SDIS 37 pourra au moins se féliciter de disposer d’un réseau d’employeurs particulièrement engagé au service public » conclut ironiquement l’UNSA.
Crédit photo : SDIS37



