Le gouvernement permet désormais aux préfets de durcir localement les règles en matière de répression routière. Ils avaient déjà la main sur les radars ou l’organisation des contrôles routiers menés par les forces de l’ordre, ils ont désormais la possibilité de sévir sur la question du téléphone au volant. Et l’Indre-et-Loire ne va pas s’en priver.
2026 est une mauvaise année sur les routes du département : déjà 19 personnes tuées dans des accidents depuis janvier, quand le bilan final de 2025 était de 31 décès et 29 en 2024. Si rien ne bouge, on pourrait donc être sur les bases de la dramatique année 2023 avec 39 morts suite à des accidents sur le réseau routier tourangeau.
Parmi les drames mortels de cette année, au moins deux sont liés à l’usage du téléphone portable en conduisant selon le recensement de la préfecture. Ce n’est pas la première cause de mortalité mais c’est un des facteurs aggravants, et surtout qui peut être évité. Les autorités espèrent donc que renforcer les sanctions pourra sensibiliser les automobilistes et faire baisser cet usage, que ce soit pour les appels ou l’envoi de message.
A partir de maintenant, toute personne surprise en train d’utiliser son portable au volant verra son permis suspendu sur le champ et pendant un mois. Impossible de conduire donc durant toute cette période. En cas de récidive dans les deux ans, la sanction sera doublée : 2 mois de suspension de permis. Et 2 mois dans tous les cas pour les titulaires d’un permis probatoire.
Pour les professionnels du transport de personnes (chauffeurs de taxi, VTC, ambulanciers, chauffeurs de cars et de bus, enseignants de la conduite, etc.), cette suspension sera également de 2 mois. Et bien sûr, ces mesures s’ajoutent aux amendes déjà encourues : 135€ (ou 90€ si elle est payée rapidement) + 3 points en moins sur le permis de conduire. A noter que plusieurs autres départements ont pris des dispositions similaires, dont le Loiret dans notre région.



