Les personnels de l’hôpital pédiatrique de Clocheville sont appelés à se rassembler ce mardi 16 juin, à partir de 14 heures, sur le parvis de l’établissement tourangeau, Boulevard Béranger. À l’initiative des syndicats CFDT, CGT et SUD du CHU de Tours, cette assemblée générale doit s’accompagner d’une heure de grève. L’objectif de cette mobilisation est de « se faire entendre », selon les organisations. Le mot d’ordre est affiché sans détour sur le tract diffusé le 9 juin : « Ça suffit. Les enfants méritent mieux, les professionnels aussi. ». Une mobilisation qui ne date pas d’aujourd’hui : les équipes soignantes s’étaient déjà mobilisées en 2023.
Les trois syndicats y dénoncent un « épuisement des équipes » qu’ils attribuent à plusieurs facteurs. Ils pointent d’abord des « sous-effectifs chroniques », marqués par le non-remplacement des arrêts de travail, ainsi qu’une réorganisation qu’ils jugent « inacceptable ». Celle-ci se traduirait, selon eux, par une suppression de postes, une fermeture de lits et l’hébergement de patients dans d’autres secteurs, ce qui entraînerait une augmentation de la charge de travail.
La gestion des congés d’été est aussi épinglée par les organisations. À moins d’un mois des vacances, tous n’auraient pas encore été validés. Ces doutes sur le planning pèseraient, selon elles, sur l’organisation des équipes. Le tract évoque enfin des travaux en retard et des « promesses non tenues », décrivant des conditions d’accueil comme de travail « déplorables », avec des locaux « trop froids l’hiver, trop chauds l’été ».
Un cri d’alerte avait déjà été lancé l’été dernier vis-à-vis des températures élevées au sein de l’hôpital. Pour résoudre ces points mis en avant, les syndicats formulent seulement quatre revendications : des effectifs suffisants, l’arrêt des suppressions de lits et de postes, le respect des congés validés et « des engagements tenus », accompagnés de davantage de transparence de la part de la direction.

