dimanche 29 janvier, 2023

Le FN37 ira à la marche blanche de dimanche

Entretien avec sa secrétaire générale, Véronique Péan.

Alors que Marine Le Pen boudera la marche citoyenne parisienne de dimanche organisée après l’attentat à Charlie Hebdo, le Front National d’Indre-et-Loire adoptera la position inverse : « les adhérents et militants participeront à la marche blanche de Tours en hommage aux victimes anonymes et en solidarité avec les forces de l’ordre » explique la secrétaire générale locale du parti, Véronique Péan (élue à Joué-lès-Tours).

« En Indre-et-Loire, personne n’a pris la parole pour dire que nous n’étions pas les bienvenus » dit-elle tout en justifiant la position de la présidente nationale du mouvement : « Marine ne va pas s’impser alors que des gens qui ne représentent rien d’autre qu’eux mêmes de ne veulent pas d’elle. Elle n’est pas la présidente d’un sous-parti. Ils invoquent une prétendue unité nationale mais sont les premiers à la faire exploser en cherchant à vrier 30% des électeurs ».

Référundum sur la peine de mort : « Marine Le Pen a raison »

Véronique Péan en profite pour commenter les événements de ces derniers jours : « j’ai lu quelque chose de beau sur le net : ‘il y a eu 12 morts à Charlie Hebdo et 66 millions de blessés’. Toute la France est attaquée. Des anonymes, des forces de l’ordre abattus comme des chiens. On ne va pas se contenter d’être dans l’émotion. On veut que le gouvernement prenne conscience de la réalité et sorte de son déni. On exige que des mesures réelles soient prises contre les assassins et leurs alliés propageant des idéologies fondamentalistes ».

Le FN37 propose ainsi « la déchéance de la nationalité Française des binationaux compromis dans des réseaux jihadistes, une mesure de bons sens. Une application des peines de prison décidées jusqu’au bout, sans remise de peine et une reprise en main sérieuse des prisons pour que ça ne devienne pas des centres de recrutement d’imams fondamentalistes ». Nous avons aussi interrogé Véronique Péan sur la question soulevée par Marine Le Pen, à savoir l’organisation d’un référundum sur la peine de mort : « elle a forcément raison. Je ne sais pas si c’est le moment d’en parler mais il faut que le peuple de France soit consulté sur un sujet qui touche à sa sécurité, à sa survie ».

Olivier COLLET

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