Le premier conseil municipal de Tours du mandat Emmanuel Denis II (hors séance d’installation) n’a duré que 41 minutes, un fait suffisamment rare pour être souligné. Cette brièveté ne traduit toutefois pas un climat apaisé : si l’ordre du jour se limitait à six délibérations, essentiellement consacrées au vote des indemnités des élus, les échanges ont été vifs.
Les indemnités pour le mandat qui débutent ne changent pas et seront donc les suivantes : 4033 euros pour le maire de Tours, 3422 euros pour la première adjointe, 2332 euros pour les adjoints au maire, 1303 euros pour les conseillers délégués auprès du maire, 904 euros pour les conseillers délégués simples et 246 euros pour les simples conseillers municipaux.
L’opposition de droite, par la voix de Thibault Coulon (Tours Alternative), a dénoncé la convocation « précipitée » de ce conseil à deux semaines d’un autre déjà prévu, accusant la majorité de vouloir éviter une perte d’indemnités. Il a également critiqué la répartition jugée inéquitable des indemnités : selon lui, la majorité se partage près de 947 000 euros annuels, contre 41 000 euros pour l’opposition, soulignant aussi le cumul des mandats de plusieurs élus.
La majorité a répondu brièvement. L’adjoint aux finances Frédéric Miniou a rappelé que la grille indemnitaire respecte le code des collectivités territoriales et reste en deçà des plafonds légaux. Le maire Emmanuel Denis a défendu la continuité avec le mandat précédent, rappelant la baisse de son indemnité en 2020 et renvoyant l’opposition à ses propres choix passés.
Enfin, Aleksandar Nikolic, seul élu RN présent, a proposé une baisse symbolique de 10 % des indemnités, invoquant le contexte de crise du pouvoir d’achat et rappelant la hausse de la taxe foncière lors du mandat précédent.

