samedi 20 août, 2022

UDI37 : L’élection de Lagarde n’a pas tout réglé…

Le nouveau président du parti centriste ne voulait plus de divisions… Ce n’est pas gagné. Il y aura peut-être quelques mises au point ce mercredi lors de la réunion interne de l’UDI37 pour parler des élections départementales… Faisons le point.

C’est l’issue logique après une élection, en particulier dans le scrutin interne d’un parti : il y a les heureux et les déçus. Jeudi 13 novembre, Jean-Christophe Lagarde (député-maire de Drancy) a été élu plutôt confortablement à la tête du parti centriste UDI (53%), bien aidé en cela par des soutiens locaux en Touraine, Sophie Auconie en tête (relire notre article lors de sa venue à Tours). L’ancienne députée européenne et actuelle conseillère municipale de Tours n’a pas tardé à faire connaître sa satisfaction : « Je me réjouis de cette élection parce qu’à travers ces résultats, les militants ont fait le choix de l’unité et de l’indépendance. Je suis persuadée, pour bien le connaitre, que Jean Christophe Lagarde saura rassembler les différentes sensibilités et composantes de l’UDI, afin de poursuivre la dynamique mise en œuvre par Jean Louis Borloo ».

Régulièrement à ses côtés, la jeune Tourangelle Mathilde Paganelli complète : « Jje le soutiens depuis le début, au mois de juin. On a commencé notre campagne avec moins de moyens mais on a été plus présents sur les réseaux sociaux. Et ça a joué énormément. Jean-Christophe Lagarde en veut, c’est un jeune homme du renouveau, il a pris en notoriété sur cette campagne et fait le travail pour qu’il soit plus connu ». Car l’enjeu est de taille pour l’UDI : il faut faire oublier Jean-Louis Borloo et son charisme, l’ancien ministre s’étant retiré de la scène pour raisons de santé. Ca pourrait bien passer par une candidature indépendante à la présidentielle de 2017 mais sera-t-elle portée par le nouveau président du parti ? Y aura-t-il des primaires internes ? « On verra » répond en substance Mathilde Paganelli qui renvoie au conseil national de 2016.

« L’équipe Morin doit travailler avec nous »

La question qui se pose aujourd’hui est la suivante : l’UDI peut-il regarder devant lui sereinement ? Pas sûr… « Les soutiens d’Hervé Morin doivent travailler avec nous » demande Mathilde Paganelli qui est réaliste : « oui, il y a des tensions… Ca fait mal d’entendre des accusations sur la sincérité du scrutin mais il faut l’unité ». A l’échelle locale, les accusations en question sont notamment relayées par le conseiller municipal Xavier Dateu, adjoint aux sports, soutien de l’adversaire de Lagarde : Hervé Morin. « Jusqu’ici l’UDI avait une image plutôt bonne et on est tombés dans les mêmes travers que l’UMP ou le PS » (avec tout de même un retentissement médiatique bien moins important…). « Quand Hervé Morin dit qu’il est le vainqueur moral c’est le cas, c’est un type honnête. Il y a eu des tripatouillages dans cette élection, des adhérents sont tombés du ciel, d’autres n’ont pas pu voter alors qu’ils sont encartés depuis des années et à jour de leurs cotisations comme Jean-Yves Couteau ou Christine Fauquet ici à Tours. Il y a de quoi être inquiet ».

Contrairement à ce qu’il a lu ailleurs, Xavier Dateu jure qu’il n’est pas grincheux. Dont acte. Mais il a besoin de parler : « je me méfie toujours des conquérants (« Le Centre Conquérant » étant le slogan de Lagarde, ndlr). Dans l’histoire, ça s’est toujours mal fini pour eux. Honnêtement, je ne me reconnais pas dans son projet ni dans son attitude et pourtant je le connais depuis longtemps ». « J’ai une éthique, je reste fidèle » poursuit l’élu Tourangeau en ciblant clairement Christophe Bouchet. Puis il insiste pour rappeler le soutien d’Hervé Morin dans les combats politiques d’ici : « il a poussé Sophie Auconie pour les élections européennes et a soutenu Serge Babary disant que c’était le meilleur candidat pour gagner Tours ». Selon lui, l’ancien ministre de Sarkozy était le mieux à même de porter les intérêts des fédérations locales en vue des élections départementales de mars.

 Un parti rassemblé pour les élections départementales ?

Car une fois cette élection interne tranchée, l’UDI doit déjà penser à la prochaine vraie campagne : celle des élections départementales des 22 et 29 mars 2015. Ce mercredi, la section d’Indre-et-Loire se réunit d’ailleurs pour discuter notamment des investitutres. « Je suis sûre que le rassemblement se fera dans les semaines à venir, j’ai hâte de repartir en campagne » explique Mathilde Paganelli. Ce rassemblement il sera indispensable, au moins en façade, car le parti veut participer à la victoire qui semble promise à l’actuelle opposition : « la droite a la ville de Tours, elle a l’agglo, il faut faire tomber le conseil général » explique Xavier Dateu, personnellement candidat sur le secteur de Claude Roiron qui ne rempile pas. Et il ira « avec une binôme UMP » tient-il à préciser. Car c’est ça l’enjeu : droite et centre vont-ils bien s’entendre pour former les couples de candidats ?

« Il ne faut pas d’union à tout prix mais les Tourangeaux ne comprendraient pas que l’on se fractionne maintenant alors que l’on s’est unis pour les municipales. Il y a des secteurs où nous sommes mieux positionnés que l’UMP pour gagner. Parfois il peut gagner seul, parfois il aura besoin de l’IUDI comme avec Jean-Yves Couteau à St-Cyr-sur-Loire. .En général, on ne va pas contre les sortants… » . Bref, Xavier Dateu va laisser Christophe Bouchet, président de l’UDI37, mener les négociations tout en comptant bien contrôler les choses : « je ne serai pas le braillard de service qui empêchera une victoire mais si je considère qu’une décision n’est pas la bonne je saurai le dire ».

Olivier COLLET

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