Tours

Une école de drones pour les pros à Tours

Parce que ces engins ne se pilotent pas n’importe comment.

On les voit partout dans les rayons de jouets ou d’électronique, grâce à eux on a de superbes images de paysages à la télé ou au cinéma... Et parfois ils créent quelques ennuis comme quand ils paralysent un aéroport londonien ou volent sans autorisation au-dessus du Château d’Amboise, jusqu’à se faire capturer par les gendarmes. Nous parlons des drones.

Ces drones aujourd’hui ils sont essentiels pour les professionnels de l’image ou d’amateurs qui veulent apprendre à maîtriser des engins volants ou obtenir des films originaux.

Mais attention : il y a des règles à respecter, des manipulations très techniques à maîtriser. On ne survole pas Chenonceau comme ça sur un coup de tête. Responsable de l’entreprise tourangelle Freeway Drone qui travaille pour plusieurs émissions télé ou organise des retransmissions d’événements sportifs ou de défilés, Michael Gisselere fait le point avec nous. A savoir que l’entrepreneur propose depuis peu des formations poussées à Tours, dans le Loir-et-Cher ou encore à Rouen, en Normandie.

 

Pourquoi est-il indispensable de se former avant de piloter un drone ?

Première raison : la sécurité. Faire voler un drone dans un milieu où il y a du public ou en agglomération peut être dangereux, c’est même interdit pour les amateurs. Un drone de 2kg s’il tombe de 50 ou 100m il peut gravement blesser quelqu’un voire tuer. Et là je parle même des drones que l’on trouve dans de grandes enseignes de matériel électronique. On peut les acheter sans avoir à présenter quoi que ce soit, rien n’empêche de le faire voler... à part la loi. Il faut donc se renseigner.

Donc on n’achète pas un drone comme un jouet ?

Non. Et c’est notre rôle de professionnels de l’expliquer, de parler de ces règles. Ainsi pour s’amuser ou s’entraîner on choisira plutôt un champ en prenant bien soin de repérer en amont l’endroit du décollage et de l’atterrissage du drone. Il faut également faire attention au respect de la vie privée : faire un vol au-dessus de sa maison, c’est bien, mais au-dessus de celle du voisin c’est illégal. Pour bien comprendre tout cela, les amateurs trouveront facilement des tutos sur Internet.

Et vos formations professionnelles à quoi ressemblent-elles ?

On commence sur 5 jours, et on peut aller jusqu’à 10. On y intègre bien sûr la réglementation aérienne mais il y a surtout de la pratique : cadrer avec un drone, la sécurité, préparation au brevet théorique, au brevet pratique...

Nous avons déjà pas mal de demandes car faire voler un drone en soi n’est pas compliqué, ma fille de 12 ans y arrive. Mais faire de l’image c’est vraiment un métier. Filmer tout en faisant voler un drone c’est combiner deux métiers. L’un est alors au détriment de l’autre : quand on regarde son drone on ne suit pas son cadre, et quand on regarde son cadre on ne surveille pas son drone ce qui crée un danger. Nous apprenons donc des automatismes afin de piloter en toute sécurité.

Le défi maintenant c’est quoi pour les pros ?

Piloter plus lourd et plus longtemps. Aujourd’hui les appareils peuvent porter jusqu’à 10kg, c’est bien mais on aimerait pouvoir aller encore plus loin pour faire de plus belles images. Cela dit ça avance très vite et on voit arriver des évolutions technologiques toutes les semaines.