Tours

6 propositions des anti-pub pour moins de publicité dans les rues de Tours

Des affiches plus petites, et plus souvent dédiées à la culture.

Vendredi soir, le mouvement RAP (Résistance à l'Agression Publicitaire) a organisé une action coup de poing à la gare de Tours, dans le but de recouvrir même quelques minutes des panneaux publicitaires qui diffusent des messages en vidéo. Selon eux ils sont bien trop agressifs pour les voyageurs. "Nous recevons en moyenne entre 500 et 3000 messages publicitaires par jour. Il s'agit d'un véritable matraquage" dénoncent les militants qui agissent depuis un an via des actions contre les panneaux qui les dérangent, dans l'objectif de dénoncer un système capitaliste et polluant.

Outre les recouvrements de paneaux, le RAP a aussi coupé la lumière dans des magasins qui avaient laissé vitrines ou enseignes allumées toute la nuit malgré l'interdiction qui figure dans la loi.

Le groupe milite pour des règles locales plus strictes envers la pub car ce dernier doit être remis à jour en 2020 sur l'agglomération tourangelle. Pour peser dans les discussions, il formule des propositions :

- Interdiction des écrans numériques et tout dispositifs éclairés, déroulants et animés. Afin d'éviter le gaspillage énergétique et la pollution lumineuse. Pour que la publicité ne soit pas imposée aux habitants, éviter le risque de distraire les automobilistes et préserver le cadre de vie.
- Limitation de la surface unitaire des dispositifs publicitaires à 2m2, et des affiches publicitaires à 50*70 cm (comme les actuels panneaux d'expression libre, bien trop rare à Tours).
- Limitation à un panneau de 2 m² par tranche de 2000 habitants. Cela représenterait 180 panneaux sur l'agglomération, pour une surface de 360 m². Près de 20 fois moins qu'actuellement.
- La règle des 3 tiers : 1/3 d’affichage politique et citoyen, 1/3 commercial (avec quota pour les PME) et 1/3 public et culturel.
- Extinction des enseignes lumineuses lorsque l'établissement est fermé. Afin d'éviter le gaspillage énergétique et la pollution lumineuse.
- Gestion des abri-bus et tram en régie municipale (aujourd'hui géré par JCDecaux)

Photo Facebook - Emmanuel Denis