Tours

3 questions-3 photos : rencontre avec le nouveau chef des pompiers de Tours Centre

C’est le capitaine Fadi Chami.

Une grande échelle déployée, des pompiers au garde à vous, quelques Marseillaise et des officiels qui saluent : voilà à quoi ressemble – en résumé hyper accéléré – une cérémonie de prise de commandement chez les pompiers d’Indre-et-Loire. Ce mercredi 13 mars la Caserne Chassagne du Boulevard Wagner a officiellement changé de commandement à Tours Centre. Arrivé début janvier dans les lieux, le Capitaine Fadi Chami en a pris la direction. Nous lui avons posé 3 questions, chacune illustrée d'un portrait :

Quel est votre parcours ?

J’ai 35 ans, je suis sapeur-pompier depuis 16 ans : d’abord volontaire dans le Nord de la France puis en Saône-et-Loire avant d’arriver comme officier professionnel en Touraine en 2011. Pendant 3 ans et demi j’étais adjoint au chef de centre de la caserne de Tours Sud, j’ai ensuite passé 3 ans à l’état-major avec la mission de développer le volontariat dans le département.

Pourquoi pompier ?

J’avais une attirance pour ce milieu avec son côté sportif, l’empathie pour les victimes, le fait de se rendre utile, la dynamique d’équipe… Tout ça me plaisait beaucoup et je me suis très vite trouvé comme un poisson dans l’eau.

Qu’est-ce que ça veut dire être chef de centre ?

Ma mission est de veiller au personnel, qu’ils puissent réaliser leurs missions dans les meilleures conditions de sécurité. Derrière, qu’on assure la protection des personnes des biens et de l’environnement. Je n’habite pas à la caserne mais 25 pompiers y sont logés sur 135 sapeurs-pompiers. 82 pompiers professionnels sont dans l’équipe avec 55 volontaires actifs (mais ce nombre varie beaucoup). Nous réalisions plus de 11 000 interventions par an (près du tiers du total départemental, ndlr), parfois on dépasse les 50 départs par jour. On a entre 20 pompiers présents pour les jours calmes (samedi-dimanche) et jusqu’à 23-24 pompiers en semaine qui se relaient pour assurer les missions de secours à personne, d’incendie, de secours routiers… Nos journées sont rythmées par des activités physiques et sportives pour que les pompiers gardent leur aptitude, et puis il y a des moments de convivialité, le plus connu étant le bal du 14 juillet qui sera renouvelé cette année.

Question bonus : si vous n’aviez pas été pompier, quel aurait pu être votre métier ?

Je suis très curieux, j’ai beaucoup de passions… Pilote de ligne ça m’aurait plu ou alors boulanger.