Tours

Le sport impressionnant du moment : le bike polo

Tours accueille le championnat de France de la discipline du 6 au 8 mai.

Si vous trouvez que le Tour de France c’est un peu trop vintage pour vous, mais que vous avez quand même très envie de faire du sport à vélo, on peut vous conseiller le bike polo. A Tours, ils sont une quinzaine à pratiquer cette discipline physique et hyper ludique chaque lundi et mercredi soir dès 20h sur un terrain du gymnase de La Rotonde, entre le Sanitas et Beaujardin. Tous ont entre 20 et 30 ans, ils pédalent sur des machines bricolées spécialement pour l’occasion  (avec des pignons fixes qui permettent par exemple de pédaler en arrière) et ce qu’ils font a vraiment de la gueule.

Si l’on remonte un peu le temps jusqu’aux origines du bike polo, on peut aller jusqu’au XIXème siècle. Mais pour son histoire récente, il faut traverser l’Atlantique. Tout a commencé autour de l’an 2000 aux Etats-Unis, à Seatlle, sous l’impulsion de courses. La France s’y est mise il y a une dizaine d’année (en plus elle est championne du monde, si si !) et Tours il y a 6 ans. « Les premières fois ça se passait dans un hangar désaffecté de l’est de l’agglomération » se souviennent Fabien et Renan, qui se sont structurés en association depuis 3 ans pour rendre les choses plus officielles.

Car même si c’est un sport de rue, le bike polo a ses règles bien définies. On y joue par équipe de 3, sur un terrain de 40m par 20m avec un but de chaque côté. L’objectif, c’est de mettre la petite balle au fond des filets jusqu’à 5 fois dans des matchs de 10 à 12 minutes, et ce à l’aide d’un maillet que l’on manie depuis son vélo. Un maillet composé à l’origine d’une base en PVC, d’un bâton de ski et de l’extrémité supérieure d’un club de golf. Aujourd’hui, on trouve des ustensiles bien professionnels, preuve que la discipline prend de l’ampleur.

Sur le terrain, la finalité du bike polo n’est pas de faire une course, mais ça va vite (d’où les 4 arbitres en match officiel car il faut avoir les yeux partout). La balle ne rebondit pas mais elle file, il faut de l’adresse, de la dextérité, des réflexes et une certaine dose de bagout pour imposer son rythme de jeu à ses adversaires. Casqués et gantés (les chutes sont fréquentes), les joueurs n’ont pas le droit de poser le pied à terre sous peine de devoir faire un petit tour de pénalité jusqu’à la ligne de milieu de terrain et la rambarde de sécurité.

« C’est un sport mixte que tout le monde peut pratiquer » expliquent les Tourangeaux qui ont toujours un peu de matériel en rab’ à distribuer aux nouveaux qui voudraient découvrir la discipline. Membres de la Ligue du Crachin qui regroupe les clubs du Nord-Ouest de la France, ils organisent plusieurs tournois chaque année et s’apprêtent à mettre sur pied leur premier championnat de France du 6 au 8 mai, sur leur base de La Rotonde. Alors que la France compte une vingtaine de clubs (La Rochelle, Blois, Rouen…), une quarantaine d’équipes sont attendues. Particularité : elles ne sont pas forcément composées de joueurs d’une même ville, en fait elles se forment par affinités et peuvent même intégrer un joueur étranger.

40 équipes à Tours, ça fait donc 120 joueurs sur le week-end et un nombre impressionnant de matchs répartis sur les 3 jours. Dans un premier temps, les équipes vont s’affronter les unes après les autres pour déterminer un classement des meilleures qui concourront ensuite pour le titre de champion de France mais aussi pour tenter d’arracher une qualification au championnat d’Europe (oui, c’est très sérieux tout ça). « On a commencé plus tard à Tour,s on a donc à peu près deux ans de retard au niveau de l’expérience mais on va donner le maximum » nous disent les Tourangeaux qui devraient être représentés dans 5 équipes.

La bonne nouvelle, c’est que vous pourrez assister gratuitement aux matchs de 9h à 18h pendant les 3 jours, des food trucks et de la musique s’occuperont de l’animation. Les finales seront également retransmises en Facebook Live. Pour avoir vu ne serait-ce qu’un entraînement, on vous assure que ça vaut le détour, ne serait-ce que par curiosité. Pour en savoir plus, visitez le Facebook Tours Bike Polo.

Olivier COLLET