Tours

Visite guidée de la Cité de la Gastronomie de Tours

"L'antre de la curiosité et de la dégustation."

Inaugurer la Cité de la Gastronomie de Tours, ça ne pouvait pas se faire sans un grand buffet. A base de petites mousses, de croquant au foie gras, de tartelette citron, de caramel doux, de vin blanc... 6 chefs avaient été mobilisés pour l'occasion (Olivier Arlot, Nicolas Léger...), et plusieurs centaines de personnes avaient répondu présent. La question était plutôt de savoir qui n'était pas là, et franchement, pas grand monde. Il y avait même un adjoint au maire de la ville de Dijon, elle aussi Cité de la Gastronomie mais dont le projet sera lancé plus tard, "il est venu en espion" a plaisanté le maire de Tours.

D'ailleurs, que les choses soient claires, si Tours se vante d'être la première des 4 Cités de la Gastronomie à lancer des actions concrètes, mais on en est seulement au début du processus qui doit "monter en puissance d'ici deux ans et demi". Plusieurs axes ont été définis ; la formation, la recherche, la culture ou le tourisme. C'est la Villa Rabelais du Boulevard Béranger qui sera le coeur du projet, en attendant une possible extension au moins symbolique vers les Halles. Un lieu central, avec un certain charme, un beau parquet, des étages, des cheminées stylisées... Tout le style de la fin du XIXème siècle dans un bâtiment à deux étages où les premiers bureaux sont installés mais pas encore les ordinateurs qui vont avec. Pour promouvoir un repas gastronomique entré à l'UNESCO, c'est cohérent.

Dans les prochains mois, les étudiants (une vingtaine, en master), les équipes de l'association Tours Cité Internationale de la Gastronomie en Val de Loire puis les chercheurs et l'IEHCA vont poser leurs valises dans les différentes salles. Les premiers visiteurs sont eux attendus dès le printemps 2017 dans le jardin sensoriel puis dans un an pour la bibliothèque gourmande ou les expositions. De belles idées, mais seront-elles suffisamment audacieuses pour faire de ce projet un élément de prestige capable de faire parler de Tours bien au-delà des frontières de la région ? Dans la foule, certains pointaient encore le manque d'ambitions de ce projet par rapport aux idées de départ. Une opinion contestée par les élus en place. Le premier bilan pourra être fait d'ici 3 ans, environ.

Voici un reportage photo sur le site et un autre article pour comprendre les ambitions de la Cité de la Gastronomie