Tours

La rentrée en 3 questions en Indre-et-Loire

108 000 élèves font leur rentrée.

Les effectifs :

Cette année, il y aura environ 200 élèves de moins dans les écoles maternelles et élémentaires du département. On en comptera 51 303 dans le secteur public, mais 26 nouvelles classes ouvrent ce jeudi 1er septembre (22,5 sont fermées). 13 postes d'enseignants ont été créés. Parmi les décisions prises récemment : pas de fermeture pour Parçay-Meslay et Bléré, fermeture pour le quartier de Montjoyeux à Tours et Huismes, ouvertures de classes dans des écoles d'Amboise, Artannes-sur-Indre, la Vallée Violette à Joué-lès-Tours, Courier à Chambray, Pagnol et Kergommard en maternelle à Tours, Jules Verne en élémentaire.

Le taux d'encadrement est donc amélioré avec en moyenne 1 enseignant pour 20 élèves, même si les syndicats continuent de regretter des disparités importantes. Deux unités d'accueil pour enfants handicapés sont créées à Monnaie et Joué-lès-Tours. Plus de profs remplaçants seront également disponibles.

Conséquence du boom de natalité de l'an 2000, les collèges et lycées publics voient leurs effectifs légèrement progresser (+400 élèves) avec presque 42 000 jeunes, dont 23 000 en collège. En fin de 3ème, les redoublements baissent (0,9% des élèves refont leur année, 4,6% en fin de seconde). 92% des collégiens tourangeaux s'orientent vers une seconde générale ou technologique à l'issue de leur 3ème. Les résultats au brevet et au bac restent élevés pour la région.

La sécurité :

Des mesures étaient déjà en vigueur depuis les attentats de novembre, elles seront renforcées. Avec des contrôles de sacs à l'entrée des établissements, mais pas ceux des élèves : "ça n'aurait pas de sens de regarder dans les cartables des enfants de maternelle qui viennent avec leur goûter" explique l'inspecteur d'académie tourangeau François Boulay. Des vérifications d'identité des visiteurs sont également prévues. Les forces de l'ordre seront amenées à faire plus de patrouilles. Le stationnement pourra être interdit à proximité des établissements, ce qui sera le cas à Tours.

Une cellule, en relation avec la préfecture, voit le jour pour gérer ces questions de sécurité. Un annuaire des personnels d'encadrement a été mis au point afin de les avertir en cas de besoin. Désormais, en plus des 3 exercices annuels d'évacuation-incendie, 3 autres exercices seront menés, dont un dédié "aux risques d'intrusion", autrement dit le scénario d'un éventuel attentat. Mais cela pourra aussi être des sexercices de mise en sécurité en cas de catastrophe naturelle (les inondations du mois de juin sont encore dans les mémoires) ou suite à un problème sur un site industriel Seveso (les établissements situés à proximité de ces derniers en Indre-et-Loire en savent déjà quelque chose).

"On expliquait déjà qu'une école ça peut brûler, on expliquera désormais qu'il y a d'autres dangers. Ca se fera en fonction de l'âge des enfants, on emploiera pas les mêmes mots, on obtiendra pas les mêmes résultats. L'essentiel est de mettre autant que possible les élèves en sécurité" précise François Boulay.

La réforme du collège :

Elle entre en vigueur après de très longs mois de débats. Place notamment aux EPI, des enseignements pluridisciplinaires de la 5ème à la 3ème mais aussi l'apprentissage d'une seconde langue vivante dès la 5ème. "Contrairement à ce qui a pu être dit ce n'est pas la fin des classes bilangues. 32 collèges sur 54 continuent de les mettre en oeuvre (contre 36 en 2015/2016) avec en plus une ouverture au Portugais. 45 collèges poursuivent également l'enseignement des langues anciennes, ce qui est identique à l'année passée" conclue l'inspecteur d'académie.