Tours

Safari, soirée au bar, publicité... A Tours, Pokémon Go est partout

Une grande communauté de dresseurs est née.

Jusqu'à quand ça va durer ? Alors que l'application Pokémon Go est officiellement disponible en France depuis ce dimanche 24 juillet, ce nouveau jeu qui fait appel à la réalité augmentée et permet de capturer des Pokémons comme s'ils étaient dans le monde réel a envahi Tours et la Touraine (un phénomène que l'on pressentait déjà il y a quelques jours en testant l'application).

Les preuves sont multiples. Impossible de toutes les recenser ici mais on va quand même vous donner quelques exemples. Ainsi dimanche, au Jardin des Prébendes, c'était les Îlots Electroniques avec du bon son en live. Eh bien comme le parc est également équipé de deux arènes virtuelles pour faire combattre les Pokémons, on y croisait aussi beaucoup de joueurs les yeux rivés sur leur téléphone.

Dès la semaine dernière, Amadeus Bagel situé dans la Rue des Halles, profitait du buzz...

Samedi soir, le Meltdown, situé Rue de la Longue Echelle et bien connu des fans de jeux vidéo, a lui été le premier bar tourangeau à organiser une soirée dédiée à Pokémon Go pour rassembler les joueurs et profiter du Pokéstop situé à proximité (en passant devant toutes les 5 minutes, cela permet d'avoir des objets bonus pour avancer dans le jeu).

Plusieurs dizaines de dresseurs virtuels se sont réunis : "le bilan est très positif, nous avons lancé des défis à tout le monde, des photos à prendre avec les Pokémons, des arènes à conquérir ou encore des tournois sur des jeux ayant des personnages Pokémon" nous explique-t-on dans l'équipe qui prévoit déjà d'organiser un nouvel événement le 6 août et a également imaginé des cocktails autour de l'application (rouge, jaune et bleu, comme les couleurs des trois équipes que l'on peut rejoindre). Le rouge est encore servi toute cette semaine en hommage à la team qui a gagné le plus de combats dans la soirée. Il est composé de rhum, de grenadine, d'ananas et de passion (et existe en version sans alcool).

Un premier "Safari" dimanche à la Gloriette

Se servir de Pokémon Go pour faire sa com', au risque de saouler ceux qui n'en ont rien à faire, c'est vraiment la mode du moment en Touraine. Le Château d'Amboise a publié un tweet ce mardi pour rappeler aux joueurs qu'il y avait un Pokéstop à la Chapelle Léonard de Vinci dans l'enceinte du château (en espérant qu'ils seront donc tentés d'en pousser la porte). La jeune marque de vêtements Wazashirt qui commercialise des pockets de t-shirts interchangeables propose une version "Pokéball"...

Et on peut se dire que tout cela ne fait que commencer alors que les groupes tourangeaux regroupant des joueurs se multiplient sur Facebook rassemblant déjà plusieurs milliers de personnes qui s'entraident ou se défient. Ce mardi, un dresseur a par exemple proposé un inventaire très détaillé des Pokémons que l'on pouvait trouver dans la ville, en précisant s'ils étaient plus ou moins rares, d'autres ont imaginé des cours pour prendre en main le jeu. Et durtout, une première grande chasse commune de Pokémons est prévue ce dimanche 31 juillet au Parc de la Gloriette. Ce "Pokémon Safari Tours #1" débutera à 15h au Pokéstop "Peinture Mielleuse" (petit coin ombragé avec des tables de pique-nique).

"Pendant tout l'après midi nous allons chasser les pokémons (on y trouve de l'Evoli, du Scarabrute, du Noeunoeuf et bien d'autres encore !) tous ensemble !" peut-on lire sur la page présentant l'événement qui conseille de ne pas venir en voiture (risque de saturation du parking), et rappelle que le parc n'est pas réservé aux joueurs, qu'il faut donc le garder propre et ne pas déranger les autres usagers (ailleurs en France ou dans le monde, on a pu assister à des scènes insolites avec des gens se précipitant dans tous les sens pour attraper un Pokémon rare sans faire attention à ce qu'il se passait autour). D'ailleurs les gendarmes y ont aussi été de leur message en rapport avec Pokémon Go au risque de paraître rabats-joie. Ils ont rappelé qu'il ne fallait pas traverser n'importe comment en jouant et que regarder son smarpthone en conduisant était interdit.

Olivier COLLET