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Une nouvelle supérette au Morier

La Place Clemenceau de Joué-lès-Tours s’anime un peu plus.

Moins d’une semaine après son ouverture, Sonia voit déjà revenir certains de ses clients : « le Morier c’est un quartier avec 30% de personnes âgées. » Des Jocondiens qui ont souvent besoin de faire des courses en bas de chez-eux, et ça vaut aussi pour tous les autres qui ont oublié le beurre en rentrant du travail. Après 20 ans dans la grande distribution, et déjà une expérience de 4 ans à la tête d’une épicerie, cette habitante de Montlouis-sur-Loire a eu envie de reprendre une affaire et a saisi l’opportunité.

Seule derrière sa caisse sous l’enseigne Vivéco, la voici donc au cœur de la Place Clemenceau depuis le 2 septembre, juste à côté de la pharmacie ou du tabac. Un projet qu’elle fait mûrir depuis le début de l’année. Dans ses rayons, environ 800 références, dont 700 en produits secs (des chips aux boissons en passant par la mayonnaise et le melon). Tout ça du mardi au dimanche matin : « j’avais envie de retrouver un contact privilégié avec la clientèle, pouvoir prendre le temps de discuter » ajoute Sonia entre deux paniers de courses.

Ce mardi soir, elle n’est pas seule au magasin. L’apéro est servi sur le bitume, payé par la mairie. Une sorte de pendaison de crémaillère parce que la ville de Joué-lès-Tours est propriétaire du local et le loue à la commerçante (en expliquant avoir étudié le loyer en fonction du chiffre d’affaire prévisionnel du commerce). La municipalité assure la com’ car elle compte sur cette ouverture pour mettre en avant sa politique d’achats de locaux dans la ville, une mesure souvent critiquée par son opposition PS mais que Frédéric Augis soutient avec ferveur, genre c’est la super-supérette : « ça faisait depuis 2012 qu’il n’y avait plus d’épicerie au Morier et l’ancienne majorité n’avait pas jugé bon de s’en occuper alors que c’était une demande des habitants. Cela participe au renouveau du quartier dont la population a été longtemps oubliée. »

A Joué, la mairie est propriétaire d’une vingtaine de commerces et fait aussi l’intermédiaire entre des propriétaires et des porteurs de projets comme pour l’ouverture récente d’un opticien ou d’un salon de thé Rue Gamard. Objectif : « booster le commerce pour montrer qu’il y a une activité économique dynamique. » Et donc dans le meilleur des cas, donner à d’autres l’envie de se lancer.