Indre-et-Loire

Harcèlement sexuel : le PRG37 demande de repenser nos lois

Il prend position après les récents événements.

L'affaire Weinstein... Le scandale Rozon... Le hashtag #balancetonporc... Autant d'événements qui ont mis le harcèlement sexuel voire les agressions sexuelles des hommes envers les femmes à la Une ces dernières semaines. Ce vendredi, le Parti Radical de Gauche d'Indre-et-Loire s'exprime par communiqué, extraits :

"La révélation par les victimes de faits de harcèlements, viols et agressions sexuelles doit être prise comme un acte libératoire et de liberté mais aussi comme le point de départ d'une prise de conscience collective. (...)

Nous devons repenser certaines de nos lois à partir d'un principe de primauté : l'accueil, le soutien, la protection et l'accompagnement des victimes. Cela implique :
- d'écarter la notion de consentement pour les mineurs de moins de 15 ans.
- de cesser de déqualifier le viol en agression sexuelle
- d'abroger la prescription pour les viols et d'en porter la durée à 15 ans pour le harcèlement sexuel.
- de sécuriser le dépôt de plainte par la mise en place dans tous les commissariats de police départementaux d'une "brigade de lutte contre les violences faites aux femmes" composée de fonctionnaires de police formés et d'une association officielle d'aide aux victimes.

Les moyens financiers et humains dédiés doivent être également revalorisés et le budget droits des femmes ne doit pas être impacté par des économies globales fussent-elles nécessaires. Pourquoi, par exemple, ne pas transférer à la lutte contre les violences faites aux femmes une partie des recettes fiscales provenant de la hausse du prix du tabac d'ici 2020 ?"