Indre-et-Loire

A la sieste avec les campeurs de Terres du Son

Ils sont plusieurs centaines à rester dormir sur le site chaque soir.

Le camping de Terres du Son se mérite. Situé dans un champ en contrebas du Domaine de Candé où se déroule le festival, il accueille une forêt de tentes depuis vendredi. Pour y aller, ça va, ça descend. Pour revenir, en revanche, ça remonte sec : « je me souviens qu’une fois on était crevé. On s’est arrêté au milieu. D’autres personnes ont fait pareil et on a fait un cercle tous ensemble » se remémore une festivalière en plein effort. Dans l’autre sens, un jeune homme : « ce n’est pas éclairé mais quelle que soit l’heure, ou le degré d’alcolémie, on finit toujours par arriver en bas. »

En bas, justement. Alors que nous venons de finir notre déjeuner, certains cherchent justement à se restaurer : « depuis deux jours je jeûne » désespère un Tourangeau aux traits très tirés. « Ce matin j’ai trouvé de la pastèque au village, un super remède contre la gueule de bois. D’ailleurs je vais en dessiner une sur ma tente » nous dit un campeur entre deux coups de gratte sur une guitare signée à son nom.

Dans l’allée centrale, on croise un gars en direction de la douche juste vêtu de son boxer. On l’aperçoit de nouveau dix minutes après : « alors, tu t’es fait draguer ? » s’amuse sa coloc’ du week-end. Un peu partout, on voit des groupes en train d’écouter du bon son, de boire des coups, ou juste de tenter de récupérer encore quelques minutes de sommeil : « on a mieux dormi cette nuit, le son de la teuf était meilleur » nous dira un garçon. « J’ai réussi à dormir de 5h à 11h, c’est pas mal ! » s’autosatisfait un autre. Tout près, les partenaires du festival trient les déchets dans leur décheterie éphémère : « ça va, ils sont plutôt propres » nous dira un représentant de Tri 37.

Malgré les cernes, les coups de soleil ou les piqûres de moustique, le campeur de Terres du Son est enfin toujours près à poser pour la photo. Même s’il faut employer des noms peu communs pour faire sourire tout le monde... Un entraînement avant le grand saut dans la prairie pour une dernière soirée de concerts et une ultime courte nuit.