dimanche 29 janvier, 2023

Féminisation de l’espace public, Stade Olivier Giroud, sectorisation scolaire, prévention des conflits d’intérêts,… Le conseil municipal de Tours en bref

Ce mercredi 14 décembre se tenait le dernier conseil municipal de l’année 2022 à Tours. Le gros morceau de la séance était consacré aux orientations budgétaires pour l’année 2023 (voir notre article dédié). Pour le reste, voici ce qu’on en a retenu :

20 rues et lieux publics de plus aux noms de femmes

Dans le cadre de son plan égalité, la ville de Tours s’est engagée depuis deux ans à féminiser plus l’espace public. Ainsi depuis deux ans, 29 voies ou lieux publics ont déjà été nommés ou renommés en l’honneur de femmes illustres. Ce mercredi, la Municipalité à accélérer la chose en adoptant 20 nouvelles dénominations. Celles-ci sont de nouvelles rues ou de nouveaux espaces (18 sur 20) et principalement sur le secteur du projet immobilier « Gelco » qui va naitre à Tours Nord et qui prévoit la création d’une avenue, de quatre rues, d’une rue végétalisée, de deux espaces verts et deux allées piétonnes. Les noms retenus par un comité d’habitants et d’associations vont de l’avenue Ada Lovelace (pionnière de l’informatique) à la rue Marthe Gautier (découvreuse de la Trisomie 21), en passant par le mail Caroline Aigle (1ere française pilote de chasse), la rue Maria Montessori (Pédagogue  et médecin), l’impasse France Gall (chanteuse) ou encore la place Isadora Duncan (pionnière de la danse moderne)…

Stade Olivier Giroud : le maire ne dit pas non

Nous vous l’annoncions en primeur, les élus d’opposition du groupe Tours Nous Rassemble, Christophe Bouchet en tête, ont demandé à ce que le stade de la Vallée du Cher soit renommé stade Olivier Giroud au regard de la carrière de l’attaquant de l’équipe de France passé à Tours entre 2008 et 2010.

Le maire de Tours, Emmanuel Denis s’est dit intéressé par cette idée, mais a annoncé vouloir attendre la fin de la coupe du monde pour étudier la question.

La sectorisation scolaire va s’étendre au sud

Mise en place à la rentrée de septembre dernier pour le secteur de Tours Centre (entre la Loire et le Cher), la sectorisation scolaire qui n’existait pas jusque-là à Tours (c’était la dernière ville de plus de 100 000 habitants à ne pas l’avoir instaurée), va s’étendre à la prochaine rentrée au secteur de Tours Sud. Sur le secteur de Tours Centre, 32 écoles ont été sectorisées. Il y a eu 249 demandes de dérogation précise Franck Gagnaire, l’adjoint à l’Education, et 157 acceptées.

A la rentrée prochaine, ce sont 8 écoles sur Tours Sud qui vont bénéficier de la sectorisation :

  • Les 2 Lions : Ecole primaire Simone Veil (7 classes, 164 élèves)
  • La Bergeonnerie : Ecole maternelle Alphonse Daudet (3 classes, 70 élèves) – Ecole élémentaire Frédéric Mistral 5 classes, 112 élèves)
  • Montjoyeux Grandmont : Ecole primaire Maupassant Montjoyeux (5 classes, 119 élèves)
  • Les Fontaines : Ecole maternelle Marcel Pagnol (5 classes, 122 élèves) – Ecole maternelle Arthur Rimbaud (5 classes, 123 élèves) – Ecole élémentaire Giraudoux (8 classes, 178 élèves) – Ecole élémentaire Rimbaud (7 classes, 153 élèves).

Les élus invités à être vigilants sur les conflits d’intérêts

Le dernier conseil municipal avait créé une polémique liée à la situation de l’adjoint aux sports Eric Thomas, que l’élu d’opposition Christophe Bouchet avait accusé d’être juge et partie en tant que licencié du club de football de Joué-lès-Tours, dans l’attribution du montant de location du stade de la Vallée du Cher au club jocondien. Depuis, le maire de Tours a annoncé qu’Eric Thomas se déporterait de toute décision liée au football.

Emmanuel Denis a souhaité aller plus loin pour prévenir tout conflit d’intérêt éventuel, si bien que désormais chaque élu membre d’une instance impliquée dans une délibération, ne pourra pas prendre part au vote (comme c’était déjà le cas) mais en plus devra quitter la séance le temps de la délibération. Un bon point à première vue pour la transparence de la vie politique, mais qui peut amener à des situations ubuesques néanmoins. En effet, les élus, en leur qualité d’élus à différentes instances comme les sociétés d’économies mixtes comme Tours Événements ou la SET (Société d’Equipement de Touraine) par exemple. Des postes administratifs au titre de la ville et dans le cadre de leur mandat donc, mais à cause desquels ils ne peuvent plus siéger lors des délibérations concernant ces mêmes instances…

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