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Jean-Patrick Gille mi figue-mi raisin pour 2017

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Candidat à sa réélection, le député PS de Tours slalome entre les courants de son parti et semble déjà préparer le coup d’après.

Jean-Patrick Gille a cité Star Wars et Platon pour ses vœux 2017. Le grand écart. Mais il a l’habitude… « Que la force soit avec vous » dit-il pour conclure son discours au Petit Faucheux ce lundi soir. Forcément – et même si « une entrée en campagne serait prématurée » – comment ne pas imaginer qu’il pense aussi à lui en disant cela alors qu’il repart pour une nouvelle élection afin de renouveler son poste à l’Assemblée Nationale le 18 juin ? Et dans ce combat, de la force, le socialiste en aura besoin vu la popularité actuelle du gouvernement. On notera d’ailleurs que malgré la présence du président de la région François Bonneau, du patron du PS tourangeau Francis Gérard et de celui de Tours Alain Dayan, les personnalités socialistes tourangelles ne se bousculaient pas dans les gradins…

Dans son (très) long propos (50 minutes), et fidèle à son habitude, Jean-Patrick Gille a fait l’anguille : il a soutenu le bilan Hollande-Valls tout en s’en dédouanant. Histoire d’essayer de ramener vers lui les déçus du quinquennat sans pour autant faire fuir ceux qui estiment qu’il allait dans la bonne direction. Ou comment saluer des réformes importantes sous Manuel Valls premier ministre tout en soutenant de manière appuyée Benoit Hamon qui a battu ledit Valls à la primaire et représentera le PS à la présidentielle. Ou comment aussi reprocher la méthode pour faire passer en force la loi Travail (à base de 49-3) et une partie de ses mesures ayant « peu d’effet » mais souligner en parallèle les avancées sociales du texte avec le Compte Personnel de Formation et d’Activité, le droit à la déconnexion et même le « permis Gille » (oui, c’est le nom que le député lui donne car c’est sa proposition), permettant de financer son permis de conduire avec les heures de formation acquises grâce à un emploi salarié.

« Je ne suis ni godillot ni frondeur, mais libre et indépendant » nous lance encore l’élu qui est aussi chef du groupe PS au conseil régional. « On dit que j’ai tendance à tergiverser, certes je ne suis pas très impulsif mais c’est important pour savoir écouter, prendre du recul afin de résister aux lobbys ou aux intimidations. Il ne faut pas être toujours dans la réaction ou le commentaire permanent. » Mais qui vise-t-il en disant ça ? Son collègue Laurent Baumel qui court les plateaux télé à Paris ? Manuels Valls ?

Comme beaucoup d’autres personnalités de gauche, Jean-Patrick Gille fait le pari que le bilan de François Hollande sera réévalué d’ici quelques mois, une fois qu’on aura pris le temps de l’analyser. Sur le coup ça ressemble un peu à de la méthode Coué, mais pour le député c’est une évidence. Exemple : « la justice n’a jamais été aussi indépendante. Aucun gouvernement n’a fait autant pour la lutte contre la corruption. Demandez-vous ce que cela aurait été si d’autres avaient été au pouvoir… » Une charge pour la droite voire l’extrême droite, cette dernière étant également ciblée quand il évoque le climat politique ambiant à l’approche de la présidentielle : « on assiste à un concours du meilleur populiste. Et au final, c’est toujours le projet le plus éloigné des préoccupations des populations qui gagne. »

Olivier COLLET

Les petites phrases bonus sur la vie municipale : Jean-Patrick Gille a d’abord évoqué la probable transformation de l’agglo de Tours en métropole sans doute effective d’ici un mois, « un projet de Jean Germain qui paraissait fou et qui va dynamiser le territoire. » Le député a plaidé pour une collectivité inspirée de la Toscane : « il ne faut pas une métropole forteresse. » « N’oubliez pas que c’est la gauche qui a voté cette loi » souligne-t-il ensuite (à droite, certains minimisent son rôle dans l’histoire). Puis, il enfonce le clou en raillant la gestion de la ville de Tours par Serge Babary et son équipe « qui ne brillent pas par leur créativité. » Quant aux grands projets comme la deuxième ligne de tram : ce sont « de grands enjeux » mais qui « n’avancent pas vite. » Conclusion de l’élu : « il faut s’organiser pour reprendre la ville. » Le prochain combat du Jedi Jean-Patrick Gille ?

Vitiloire
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