dimanche 25 septembre, 2022
  • Avoine saison culturelle

Aéroport de Tours : les Canaries, la Crète et le Monténégro en 2023

En plein milieu de la crise Covid la compagnie Ryanair avait annoncé l’ouverture d’une nouvelle ligne au départ de l’aéroport de Tours, en l’occurrence une liaison vers Lisbonne pour compléter les vols déjà existants pour la ville de Porto. Une promesse jamais tenue : aucun avion de la low cost irlandaise n’ayant assuré la liaison vers la capitale portugaise. Cela fait donc un bon moment qu’il n’y a pas eu de nouveauté proposée depuis la piste tourangelle, offrant actuellement 5 possibilités d’atterrissage (Marseille, Dublin, Londres, Marrakech et Porto).

Mais il faut s’attendre à ce que ça bouge en 2023, année au cours de laquelle la société Edeis qui gère la plateforme présentera un catalogue étoffé permettant de rallier les bords de Loire à l’île espagnole de Fuerteventura sans escale, mais aussi de rejoindre l’île grecque de Crète ainsi que le Monténégro.

Attention : il ne s’agit pas de lignes régulières. Donc pas question de prendre juste le billet d’avion comme avec Ryanair. En fait ce seront des « vols vacances », c’est-à-dire des avions affrétés spécialement pour des séjours organisés. Il y en aura uniquement à certaines dates en haute saison. Les billets seront commercialisés par l’agence de voyage Destinations, entreprise spécialisée dans l’organisation de voyages depuis l’aéroport de Châteauroux dans l’Indre et qui étend donc son rayon d’action à Tours. L’entreprise a seulement été lancée il y a quelques mois, elle opère depuis le Berry uniquement en 2022 et s’étendra en prime à Limoges l’an prochain.

Ce type d’offre n’est pas inédit depuis la plateforme aéroportuaire tourangelle : on se souvient par exemple des vols vers la Corse proposés par Corsicatours, société dirigée par le propriétaire du Tours Football Club Jean-Marc Ettori (qui ont cessé un peu avant le Covid).

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Une nouveauté susceptible de booster un peu le trafic passagers à l’aéroport de Tours qui n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant 2020 quand il flirtait avec les 200 000 personnes par an et ce malgré une bonne reprise des vols Ryanair en 2022 ainsi que d’une forte dynamique pour l’aviation d’affaire. Problème : depuis le début de l’année les gros retards s’enchaînent pour décoller ou atterrir (parfois jusqu’à 3h), ce qui est notamment lié à la pénurie de contrôleurs aériens en région parisienne comme on l’explique ici.

Ainsi, un classement publié par le magazine Capital conclut que 22% des vols ont été retardés à Tours de janvier à avril, soit le 3e plus mauvais chiffre pour les petits aéroports de l’hexagone.

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