mercredi 8 février, 2023

Au fait, vous êtes inscrits sur les listes électorales ?

Si la réponse est non, il serait temps d’y penser ! Mercredi soir, il sera trop tard. On en parle avec Mohammed Moulay* qui relaie une campagne via l’asso Diversi-T 37.

Un rappel, pour commencer : la démarche pour l’inscription sur les listes électorales est-elle complexe ?
La démarche n’est pas complexe. Ce sont les situations qui sont complexes : nouveaux arrivants dans une ville, déménagement, jeunes qui auront 18 ans qui n’ont pas été inscrits d’office… La démarche quant à elle est simple, nous le rappelons dans nos messages, il suffit de se présenter en mairie, les bureaux sont souvent ouverts jusqu’au 31/12, quelques documents sont demandés tels que pièce d’identité et justificatif de domicile. Nous accompagnons certaines situations dans les mairies. Il est également possible de s’inscrire par internet avec mon-service-public.fr et par courrier avec le formulaire CERFA. 
 
Dans quels cas faut-il s’inscrire ou se réinscrire sur les listes ?
Il faut s’inscrire dans les cas de changement de domicile et pour les jeunes qui auront 18 ans avant le 28 fvérier 2015 et qui n’ont pas été inscrits automatiquement. Nous avons formulé à plusieurs reprises des propositions pour rendre l’inscription plus simple et accessible : revoir la date limite du 31/12, nous proposons fin janvier ou fin février, le 31 décembre reste pour beaucoup de nos concitoyens lié aux périodes de fêtes etc. Il faut réfléchir sur la question des « mal inscrits » conséquence des déménagements, les gens pensent qu’ils sont réinscrits automatiquement dans la commune d’installation. Il faut profiter des démarches administratives courantes de nos concitoyens en âge de voter pour les questionner sur leur inscription sur les listes. 
 
Y’a-t-il un « rush » de fin d’année dans les mairies ?
Les années pré électorales liées aux présidentielles sont les années « rush », 2011 et 2006 par exemple, en 2006 notre action a permis d’augmenter sensiblement le nombre d’inscrits sur l’agglomération Tourangelle (+13 000 sur Tours !). Il y a effectivement des gens qui s’y prennent au dernier moment, suite au rappel par les campagnes portées par les institutions et associations. 
 
Est-ce compliqué aujourd’hui de convaincre les gens de s’inscrire sur ces listes ?
Dans le contexte actuel à la fois politique et social il est plus difficile de convaincre. Il y a malheureusement un délitement entre la classe politique et nos concitoyens. La déception est grandissante. Nous essayons de donner une autre image de la politique au sens participation et débat public. Notre action est concrète par la discussion et l’échange-débat afin d’inciter à l’inscription par des exemples concrets, les compétences et actions des collectivités, l’utilisation de l’argent public, la participation à la vie publique commence par s’intéresser à la vie de son quartier et de sa ville. Nous essayons de susciter une prise de conscience citoyenne et civique, une appropriation du débat public… »si tu ne t’occupe pas de la politique, c’est la politique qui s’occupera de toi »…
 
L’année 2015 est-elle une année électorale importante ?
L’année 2015 est une année électorale importante dans un contexte de réforme territoriale et les départements et les régions c’est la vie quotidienne des habitants : collèges, lycées, solidarités, transport, emploi, soutien aux entreprises…
 
Peut-on déjà prévoir une forte abstention lors des prochains scrutins, d’autant qu’il y a eu un redécoupage électoral pour les cantons et les régions ?
Dans le cadre de la réforme de la carte des régions, il n’y a pas eu de changement pour la région Centre, seulement le nom, désormais région Centre Val de Loire. Pour les nouveaux cantons il va falloir expliquer la nouvelle carte et le nouveau mode de scrutin (deux conseillers départementaux dans chaque canton, binôme homme-femme-, etc).  Je ne crois pas que ces changements auront une conséquence dans la participation… S’il y a une forte abstention, et je ne le souhaite pas, c’est pour d’autres raisons, plutôt liées au contexte latent d’abord social et économique depuis 2008 et les « affaires » politiques et judiciaires depuis quelques années impliquant une minorité d’élus mais qui salissent l’ensemble de la classe politique. 
 
Interview d’Olivier COLLET
 
*Mohammed Moulay est aussi élu PS au Conseil Régional et conseiller municipal d’opposition à Joué-lès-Tours.

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