Face à un épisode caniculaire intense et qui dure depuis plusieurs jours maintenant, le CHU de Tours a déclenché ce jeudi 25 juin son plan blanc. La décision a été prise par la direction générale et la présidence de la commission médicale d’établissement (CME) et détaillée aux médias lors d’une conférence de presse ce vendredi.
La raison est une forte hausse d’activité, surtout aux urgences et au centre de régulation des appels (SAMU). Sur les dernières 24 heures, il a été enregistré près de 1 500 appels, contre environ 800 en temps normal, soit une hausse d’environ 80%. L’activité nocturne de l’établissement (appelée « nuit profonde » dans le jargon hospitalier) a doublé dans le même temps.
En réaction, plusieurs mesures ont été engagées : ouvertures de lits supplémentaires, recours à des renforts (des jeunes retraités, des étudiants en santé ou des professionnels extérieurs) et appui des partenaires de l’hospitalisation à domicile. Floriane Rivière, directrice générale du CHU, a confirmé que les congés ne sont pas annulés pour les personnes actuellement en vacances, mais pour les soignants qui ne le sont pas, ils pouvaient être rappelés. Le plafond d’heures supplémentaires a aussi été relevé pour les volontaires.
Un effet vient toutefois alléger la pression sur les urgences. Avec l’annulation des événements sportifs et des restrictions dans les écoles, l’activité des « circuits courts » (passages souvent liés à de petits accidents du quotidien) diminue nettement. Elle représente quotidiennement « une part significative des entrées », souligne l’hôpital
D’après le CHU, la moitié des patients accueillis aux urgences pour des motifs liés à la chaleur ont plus de 75 ans. Malgré la baisse des températures envisagée d’ici dimanche, la vigilance reste de mise. Les effets sur les personnes fragiles peuvent se manifester plusieurs jours plus tard, préviennent les médecins. On ignore donc pour l’instant combien de temps ce plan blanc restera en fonction.




