D’abord food truck puis restaurant traditionnel, l’enseigne Frenchy’s Burger s’est toujours distinguée par sa faculté à suivre les tendances. Son fondateur Romain Meunier a très vite mis l’accent sur l’utilisation de produits locaux ou écoresponsables, il a flairé la mode des sauces maison à commercialiser et on l’a vu aussi participer à de multiples concours (2 fois champion de France), tester le burger déstructuré ou installer un distributeur automatique de ses plats (à Fondettes, toujours actif).
Mais aujourd’hui tout ça, c’est fini. En tout cas, le 100% burger. L’entrepreneur a décidé de changer de cap au cœur de l’été 2026, après une année à la fréquentation en berne et l’échec de sa participation au festival Chambord Live. Il avait dû lancer un appel à la solidarité pour écouler la marchandise achetée en amont du festival, devenue difficile à écouler suite à l’annulation de la manifestation pour cause de canicule. Un choc qui a amené une vaste réflexion sur sa façon de travailler.
« Chaque événement entraîne une baisse de fréquentation, une hausse des coûts ou une modification des comportements d’achat. Nous ne maîtrisons aucun de ces paramètres. En revanche, nous pouvons adapter notre manière de travailler » explique Romain Meunier qui veut aujourd’hui surfer sur les buzz culinaires des réseaux sociaux mais les proposer en version éthique et responsable.

Dit comme ça, cela peut paraître risqué. On sait que ce qu’on voit sur Instagram ou TikTok est parfois beaucoup plus beau que bon. Et un établissement qui revendique de surfer sur la viralité peut vite dériver sur la qualité, ou l’aspect économique (les boutiques de cookies, de donuts et de trompe l’œil ont souvent été assez éphémères, et certains burgers ou poulets crousty testés à Tours font plus de likes que de bien réel à l’estomac…).
Quelle direction pour Capsule Kitchen – qui est donc le nouveau nom de Frenchy’s Burger, mais qui garde son adresse et sa belle terrasse Place du Grand Marché ?
Comme promis dans la communication, la carte est courte (4 entrées et 6 plats… dont un burger + 4 desserts et des glaces). Quand on regarde attentivement, on voit que les mêmes ingrédients se retrouvent dans plusieurs recettes comme la truite de Langeais (pour le local) ou la Brioche Grand-Mère des Blés de Demain (la boulangerie d’à côté). Une formule midi entrée-plat-dessert est proposée à 24€90 (avec des suppléments selon les choix effectués).

A noter que tout n’est pas local, puisqu’on trouve de la burrata des Pouilles ou de la pistache. En revanche, les fournisseurs sont limités (une vingtaine) et, originalité : les glaces sont au lait végétal, pari osé car le goût peut prendre le pas sur le chocolat ou la vanille et la texture s‘avère bien moins crémeuse qu’une glace traditionnelle, ou moins dense qu’un sorbet. Cela ne convient pas à tout le monde.
Néanmoins, on valide globalement le concept, notamment l’œuf mayo à la cuisson réussie ou l’association sardines-pommes de terre grenailles. Les portions sont copieuses, que ce soit celles des croques ou de la salade Comtesse avec son gravlax de truite, pommes de terre, concombre, crème coco-citron et satay aux cacahuètes. A noter : l’enseigne ouvre une 2e adresse ce 5 septembre Rue Michelet, tout près de la gare, axée sur les tiramisus, les cinamon rolls ou les lobster rolls, qui seront aussi vendus au distributeur fondettois.


