C’est une ancienne caserne de l’armée française reconvertie en centre d’hébergement d’urgence non officiel. Depuis le 18 avril 2025, un collectif militant a réquisitionné un vieux bâtiment militaire de l’ouest de Tours pour créer la Maison Internationale Populaire, hébergeant actuellement 70 personnes sans autre solution de logement, faute notamment de places dans les dispositifs classiques. Parmi elles : 18 enfants et un bébé né sur place mi-août.
Ce squat risque néanmoins de prendre fin à partir du 1er septembre, à la suite de l’énième épisode d’un combat judiciaire entre la Société d’Equipement de la Touraine – la SET – qui est propriétaire du lieu, et les habitants qui s’y trouvent et attendent l’ouverture d’un site plus officiel (promis par la mairie de Tours dans le quartier Paul Bert). Ouverture prévue dans environ deux mois, en novembre.
Malgré un nouveau recours, l’autorité judiciaire a estimé que la MIP était expulsable à partir de ce mardi, permettant ainsi de réaliser un chantier de deux semaines pour créer de nouvelles installations électriques. « 70 personnes à la rue pour deux semaines de travaux (…) c’est remettre à la rue des enfants qui vont faire leur rentrée, des personnes avec des problèmes de santé et des personnes précaires économiquement et administrativement » déplore le collectif qui avait déjà perdu l’autorisation d’organiser des événements dans ce lieu il y a quelques semaines.
Selon le communiqué de la MIP, la SET pourrait faire attendre de chantier dédié à des logements neufs qui ne seront pas prêts avant de longs mois. « Nul besoin de nous expulser pour cela » lit-on alors qu’un appel à manifestation est lancé pour ce samedi 29 août dès 16h Place Jean Jaurès à Tours, dans l’espoir de faire bouger les choses.


