À l’aéroport de Tours Val de Loire, les anciennes hangarettes de l’armée s’apprêtent à changer de vie. Ces abris militaires en demi-tonneau, construits pour protéger des avions de chasse, font partie du patrimoine singulier du site. Longtemps fermée au public, cette zone devient aujourd’hui l’un des leviers de reconversion portés par le Smadait (le syndicat mixte propriétaire de l’aéroport), qui veut faire de l’aéroport un lieu plus ouvert, plus vivant et moins dépendant de la seule activité aérienne. C’est ce qu’expliquait il y a quelques jours Thibault Coulon, le nouveau président du Smadait, lors d’un long entretien consacré à 37 degrés que vous pouvez retrouver ici :
Aéroport de Tours : la recherche d’un nouveau modèle et d’un développement
Deux hangarettes ont déjà trouvé preneur : l’une doit accueillir une conciergerie haut de gamme pour voitures de collection, pensée comme un coffre-fort automobile ; l’autre, le Club Arcadie, portera un centre d’équithérapie en lien avec le CHRU. Une seconde étape est engagée avec un appel à manifestation d’intérêt concernant six autres hangarettes de 425 m² chacune, deux souterrains et 7,5 hectares d’espaces extérieurs. L’objectif est d’attirer des activités économiques, commerciales ou culturelles ouvertes au public.
Restaurants, commerces, salles de sport, bureaux d’études, loisirs immersifs ou événements : les pistes restent larges, à condition de respecter l’identité du lieu et de créer une dynamique collective. Cette transformation accompagne une stratégie plus globale de diversification. Le site mise aussi sur la réouverture d’un restaurant, la modernisation du stationnement, l’accueil d’événements et la valorisation de son foncier.
La question des accès et de l’énergie complète cette mutation. Un projet de navettes automatiques UrbanLoop est étudié pour relier le tramway, depuis Vaucanson, à la zone de l’aéroport, des hangarettes et à la base aérienne.
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Un parc agri-photovoltaïque de 17 hectares est également envisagé. À travers ces projets, l’aéroport cherche à devenir un morceau de ville à part entière, conciliant mémoire militaire, nouveaux usages et ressources propres pour alléger la charge des collectivités sur le financement de l’aéroport.



