Encore au stade de la réflexion avancée, l’idée d’une liaison par capsules autonomes de type UrbanLoop refait surface dans les scénarios de transformation du secteur aéroportuaire de Tours Nord. Objectif : connecter plus facilement le terminus du tramway à Vaucanson, la base aérienne 705 et l’aéroport de Tours Val de Loire.
C’est un sujet qui coche plusieurs cases à la fois : mobilités, avenir de l’aéroport et réduction de la place de la voiture. Dans le cadre des réflexions autour du secteur aéroportuaire, un projet de navettes automatiques sur rails est étudié pour assurer une liaison directe entre Vaucanson, les anciennes emprises liées à la base aérienne 705 et l’aéroport. Le principe envisagé reprend celui d’UrbanLoop : de petites capsules autonomes, circulant sur un rail dédié et capables d’embarquer quelques passagers à la demande.
L’enjeu est connu : l’aéroport de Tours Val de Loire reste difficile à rejoindre sans voiture individuelle. S’il fut un temps envisagé de prolonger la ligne A du tramway jusqu’au bord des pistes, ce projet fut abandonné en raison de son coût jugé trop élevé.
Conséquence, les informations pratiques actuelles mettent surtout en avant les taxis, avec une station à la sortie de l’aérogare, tandis que le tramway reste cantonner au terminus de Vaucanson, soit à près de 700 mètres de distance du site aéroportuaire et surtout avec un trajet peu agréable. Une navette automatique pourrait donc jouer le rôle de chaînon manquant entre le réseau urbain existant et cette grande emprise située entre Tours et Parçay-Meslay.
Le projet s’inscrit aussi dans une réflexion plus large sur le devenir de Tours Nord. Le secteur fait l’objet d’un plan guide portant sur environ 300 hectares autour de l’aéroport, à la suite du transfert d’une partie des emprises militaires et de la volonté de mieux intégrer cette zone dans la métropole. Mobilités douces, nouvelles activités, continuités écologiques et requalification des espaces aujourd’hui très monofonctionnels font partie des sujets posés sur la table.
Pour les défenseurs du projet, dont Thibault Coulon, le nouveau président du SMADAIT (la société mixte propriétaire de la zone), cette liaison serait une manière de changer l’image d’un aéroport parfois perçu comme isolé, tout en accompagnant la transformation d’un secteur stratégique. Il s’en expliquait sur 37 degrés ces derniers jours, lors d’un long entretien que vous pouvez retrouver sur le lien suivant :




