Le budget participatif c’est une somme d’argent qu’une collectivité réserve à des idées proposées par la population. Installation de bancs, fresques de street art, mangeoires pour oiseaux… Les idées ne manquent pas et tout le monde s’y met, du Conseil Départemental d’Indre-et-Loire aux petites villes comme Saint-Martin-le-Beau en passant par St-Pierre-des-Corps, Chambray-lès-Tours ou Saint-Avertin.
A Tours, il y a déjà eu 3 campagnes de budget participatif et la 4e se prépare avec une campagne d’appel à idées à partir du 21 septembre 2026. Un changement de taille pour cette édition : l’enveloppe prévue par la mairie ne sera plus de 500 000€ mais d’1 million d’€, en écho à une promesse faite pendant la campagne des élections municipales du mois de mars.
« Ces montants plus élevés vont permettre la participation de personnes qui ont de grosses ambitions ou qui sont plus éloignées de la politique » espère Justine Dubourg, l’adjointe au maire responsable de ce projet. Désormais, un lauréat pourra bénéficier au maximum de 110 000€ contre 70 000€ avec le précédent règlement. Et chaque quartier recevra au moins 75 000€ + une enveloppe dédiée à des chantiers impactant plusieurs secteurs de la commune.
Ainsi, ce sont maximum 15 projets qui pourront être retenus après la campagne de sélection et de vote, quand il y en a eu seulement 9 lors du dernier budget participatif. Par ailleurs, la fréquence d’appels à candidatures sera espacée pour éviter la redondance des propositions. « Un budget par an cela appauvrissait les suggestions » pointe Justine Dubourg. Il y aura tout de même 4 campagnes sur le mandat, soit 4 millions d’€ budgétés contre 1,5 million pour la période 2020-2026.
La ville de Tours souhaite également mener une étude sur l’impact des réalisations liées au budget participatif, afin de vérifier qu’elles bénéficient autant aux hommes qu’aux femmes. Et ainsi ne pas créer davantage de déséquilibre sur l’adaptation de l’espace public. « Ce ne sera pas un critère sur l’examen des projets par les services, juste une étude » assure Justine Dubourg. Mais si il y a une disproportion d’observée, il pourrait à terme y avoir un changement des règles.



