C’est la deuxième fois que ça arrive. Sur consigne du gouvernement, l’administration pénitentiaire renforce les contrôles dans les prisons afin de confisquer tous les objets interdits, transmis aux détenus via les parloirs ou par d’autres moyens comme des projections à l’intérieur des cours de promenade.
Et si l’on croit que les lieux de détention sont des forteresses difficiles à franchir, le résultat de ce type d’opération suffit à s’en dissuader. La preuve ce jeudi 30 avril à Tours. Un important dispositif a été déployé dans la maison d’arrêt de la Rue Henri Martin, en centre-ville. Des chiens renifleurs ont notamment été réquisitionnés pour fouiller les cellules et les détenus, afin de mettre au jour tout ce qui n’avait rien à faire là, y compris quand c’est bien caché.
Le résultat a été communiqué dans la journée par la procureure de Tours et les services de la préfecture d’Indre-et-Loire : 13 téléphones portables ont été découverts et confisqués, ainsi que 87g de produits stupéfiants. A cela s’ajoutent 32 objets interdits comme des chargeurs, des câbles, des cartes SIM pour téléphone, des écouteurs sans fil ou encore une lame.
Le butin est quand même conséquent sachant que la maison d’arrêt de Tours compte un peu plus de 300 hommes dans ses cellules. On rappelle que l’établissement est l’un des plus surpeuplés de France, puisqu’en théorie il ne dispose que de 144 places. En début de semaine, les surveillants pénitentiaires étaient d’ailleurs appelés à un mouvement de protestation dans le cadre d’une action nationale dénonçant le manque d’effectifs et de moyens.


