“Un risque de suspicion permanente” : l’opposition de Tours vexée de perdre des postes

Ce mardi 28 avril, le conseil municipal de Tours se réunissait pour la 3e fois depuis la réélection de l’écologiste Emmanuel Denis à la tête de la ville. La séance était assez technique, avec notamment la nomination de membres de l’assemblée dans moult conseils d’administrations. Car avoir un siège au conseil municipal implique aussi de siéger pour la gouvernance de l’Office du Tourisme, de Tours Événements, du Centre Chorégraphique National de Tours ou encore des Pompes Funèbres Intercommunales. 

Et c’est justement cette répartition au sein de différentes institutions tourangelles qui a irrité l’opposition. Le groupe Tours Alternative qui réunit les élus de la droite et du centre s’est exprimé via Marion Nicolay-Cabanne qui déplore la répartition des postes : 20% des places dédiées à l’opposition soit 1 poste pour 4 dévolus à la majorité. 

“Avant c’était un pour trois” déplore l’élue listant plusieurs organismes desquels son groupe est désormais écarté comme le bailleur social Ligeris, la Mission Locale (qui aide les jeunes à trouver des emplois), le Conservatoire Francis Poulenc ou encore la Société d’Equipement de la Touraine (qui gère les grands projets urbains).

“Nous étions dans 19 structures, nous tombons à 14” a précisé l’élu centriste Romain Brutinaud-Pellereau.

Selon Marion Nicolay-Cabanne, cette répartition ne respecte pas les résultats du scrutin du 22 mars : 

“Nous représentons un quart des sièges et près d’un électeur sur 2 puisque 53% ont rejeté votre liste. Pourquoi refuser de respecter la place de l’opposition ? Cela va créer un climat de suspicion permanente.”

L’élue de droite demande donc une modification des organigrammes pour avoir un tiers des postes dédiés à l’opposition, “ou au moins un quart, ce que nous respections en 2014 lorsque nous étions aux commandes”. La requête a fait rire la majorité et le maire a refusé d’y accéder : “On applique la loi, juste la loi” a commenté Emmanuel Denis. 

Tours Alternative a tenté d’autres demandes comme la création d’une commission pour étudier les cessions de biens immobiliers et fonciers ou que les suppléants issus de ses rangs puissent assister aux commissions (sans droit de vente). Refusé également. “Nous ne pouvons pas exercer nos droits pleinement” estime du coup Marion Nicolay-Cabanne. 

De quoi donner le ton en ce début de mandat qui s’annonce électrique entre gauche et droite, le maire dénonçant lui “une entrave permanente au fonctionnement du conseil municipal” de la part de ses adversaires. “Je suis désolé qu’on reparte sur ces bases-là” a-t-il ajouté. 

A noter que l’assemblée tourangelle sera découpée en 6 groupes politiques, 2 dans l’opposition (Tours Alternative pour la droite et le centre + un avec les deux élus RN et UDR), 4 dans la majorité (le groupe du maire baptisé Tours Inspire, l’Union Sociale et Ecologique pour Tours avec – notamment – les socialistes, Tours à Gauche avec le PCF ou C’est au Tour(s) du Peuple et Tours Populaire et Insoumise avec les membres de la liste de La France Insoumise). 

A noter que lors du mandat 2020-2026, la majorité de gauche et des écologistes n’avait formé qu’un seul groupe politique.

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