Chaque été, le Pont Wilson de Tours change de décor. La promenade qui traverse la Loire de la Place Anatole France à la Place Choiseul se pare de 32 drapeaux (appelés pavois), et chaque année c’est une personnalité différente qui réalise leur design.
Pour 2026, la ville de Tours a fait confiance à Béatrice Myself, connue pour avoir tenu une boutique de sérigraphie avant de devenir tatoueuse professionnelle en 2012. C’est également elle qui a réalisé la fresque présente sur l’Île Aucard, au milieu du Pont de Fil. Pour imaginer le design de ses pavois, elle s’est « enfermée pendant 3 semaines » loin de ses enfants ou de son compagnon afin de réalise des visuels qui évoquent le patrimoine tourangeau (maisons à colombages…), les animaux de Loire (sternes, silures…) ou encore le végétal (le blé…).
Le résultat : 16 drapeaux différents, apposés face à face le long de l’édifice, tous conçus de la même manière soit un fond noir, des silhouettes blanches qui se détachent et une couleur vive pour apporter un côté pop et joyeux.

Malgré la forte présence du noir, rare sur ce type d’exposition urbaine, « mon travail n’est pas du tout dark » insiste Béatrice Myself auprès d’Info Tours et 37 degrés, se disant néanmoins inspirée par les crises actuelles dans le monde, mais sans vouloir diffuser le moindre pessimisme, plutôt le contraire.
Un travail qui semble avoir particulièrement inspiré la municipalité puisque, pour la première fois, elle va développer les pavois du Pont Wilson en objets dérivés, comme des cartes postales, magnets ou carnets. Ils seront en vente dans les musées. Une tendance que la mairie avait déjà initiée précédemment avec des affiches de Lohengrin Papadato représentant les différents points d’intérêt de la ville. Un succès puisqu’elle avait rapidement été en rupture de stock.
Le pavoisement du Pont Wilson sera, lui, visible jusqu’au début de l’automne.




