Encore de nouveaux éléments dans l’affaire qui éclabousse le centre de loisirs Mirabeau de Tours depuis le 23 avril. Lors du conseil municipal organisé ce mardi, l’adjoint au maire chargé de l’éducation et de l’enfance Franck Gagnaire a fait un point sur les accusations visant un animateur de 37 ans, placé sous le statut de témoin assisté pour viol sur une fillette de 3 ans (des faits qu’il nie).
« Nous sommes dans une période d’incertitude » a commenté l’élu, évoquant l’enquête judiciaire toujours en cours, et susceptible de s’étendre dans le temps. « C’est une séquence compliquée » a-t-il ajouté, évoquant la détresse des familles qui fréquentent le centre et s’inquiètent de savoir si leurs enfants ont pu être victimes, ou si elles peuvent encore faire confiance à l’institution et à l’association Charlotte Loisirs pour faire garder leurs petits les mercredis ou lors des vacances scolaires.
« Nous répondons présents pour accompagner les parents et recréer le lien de confiance qui a été perdu » détaille Franck Gagnaire en rappelant les mesures prises par la municipalité depuis la première alerte le 16 avril : suspension du mis en cause de toutes ses fonctions, information aux familles (par mail puis via une réunion lundi 27 avril), mise en place d’une cellule d’écoute et édition d’un guide qui détaille les bons réflexes en cas d’alerte (il est en ligne sur le site www.tours.fr).
En complément, la mairie annonce le lancement d’une enquête administrative, « pas pour déterminer la culpabilité mais pour vérifier que l’ensemble des process ont fonctionné… ou pas. Nous n’avons pas repéré de dysfonctionnement mais ça ne veut pas dire qu’il n’y en a pas eu » note l’adjoint au maire qui rappelle aussi que les casiers judiciaires sont systématiquement inspectés lors d’embauches de personnel d’animations, ainsi que le fichier détaillant les personnes qui ont interdiction de travailler auprès d’enfants. Un contrôle général a d’ailleurs été fait en février, suite aux scandales similaires qui ont éclaté à Paris.
