Depuis la fin du mois de février, l’Iran est quotidiennement à la Une de l’actualité en raison du conflit qui l’oppose aux Etats-Unis et à Israël. Et déjà ces derniers mois, il avait été question de la répression considérable des manifestations populaires. Des événements dramatiques qui mettent malheureusement au second plan la richesse culturelle et historique de ce pays du Moyen-Orient.
On sait, par exemple, que l’Iran est un terreau fertile en matière de cinéma. Et on le découvre aussi via l’art grâce à une exposition présentée depuis ce week-end par la galerie Veyssière de Tours, Rue Colbert. Les œuvres d’Esmaël Barhani, artiste iranien de 48 ans en France depuis 11 ans, sont présentée jusqu’au 2 mai du mardi au samedi.
Formé à l’Université d’Art et d’Architecture de Téhéran, Esmaël Barhani « se détourne rapidement du dogmatisme des cours pour tracer sa propre voie » nous dit le catalogue de l’exposition qui le définit comme « une figure importante de l’underground à travers ses graffitis réalisés la nuit » et parle ainsi de son travail : « Semblables à des cris, ses œuvres puissantes dénoncent l’oppression du régime » des Mollahs, dont le guide suprême a été tué mais son fils a pris la relève, et la terreur se maintient.
Travaillant donc dans la rue mais aussi en atelier sur des toiles de cire, l’artiste dévoile des formes humaines aux traits marqués. « La force expressive de cette simple présence bouleverse et imprègne la rétine » présente encore le catalogue. Info Tours vous dévoile un aperçu de son travail photographié par Annie et Laurent Depeigne lors du vernissage.



