« En 2006 on s’attendait à avoir 300 personnes et on était 800 » rappelle l’un des cofondateurs du Centre LGBTI de Touraine au micro, juste avant le départ de la Marche des Fiertés de Tours ce samedi 6 juin. Il y a des milliers de personnes pour l’écouter, signe que l’événement est devenu un rendez-vous « incontournable et ancré dans la vie locale ».
Il est vrai que le défilé annuel réunissant les communautés lesbienne, gay, bi, trans, queer ou intersexe s’est imposé comme un temps fort du mois de juin, avec tout un agenda culturel entourant le défilé. Le cortège en reste néanmoins le temps fort : « Tant qu’il y aura besoin d’un espace de visibilité pour défendre nos droits, notre marche perdurera. Ce n’est pas une fête mais une révolte. On marche parce qu’il n’y a pas encore l’égalité pour tout le monde » lance ainsi le Centre LGBTI.

Signe que le sujet reste sensible : autour des looks colorés, un important dispositif de sécurité avec des policiers armés très vigilants en cas de débordement (c’est arrivé, mais pas en 2026).
Aux côtés de la principale association tourangelle de soutien aux personnes LGBTQIA+, plusieurs autres organismes ont été invités à prendre la parole pour faire part de leurs luttes, des syndicats rappelant les discriminations à l’embauche / au travail aux personnes intersexes pour dénoncer les actes médicaux non consentis et un combat « dont tout le monde se fout ».
Place ensuite à la marche à proprement parler du Château de Tours à Jean Jaurès puis aux Halles, avant de revenir au point de départ. Pour afficher fièrement les drapeaux arc-en-ciel dans les rues tourangelles sur fond de son électro sur les chars où l’on pouvait facilement s’inviter pour danser et revendiquer. Voici quelques images de l’après-midi…










