A Tours on connait les fontaines de la Place Jean Jaurès ou celle située près de la bibliothèque centrale. Le centre-ville dispose également d’un autre bassin, certes hors d’eau, mais non moins emblématique : la fontaine Beaune-Semblançay.
Son histoire débute il y a plus de 500 ans. Le monument a été édifié en 1511 grâce à Jacques de Beaune, alors général des finances royales. Il a été sculpté dans l’atelier d’un certain Michel Colombe avec l’aide du maître fontainier Pierre Valence. Une fois édifié, il a connu plusieurs emplacements, notamment Place du Grand Marché, avant d’être installé entre la Rue Nationale et la Rue Jules Favre, dans un passage discret où l’œuvre n’est pas vraiment mise en avant, d’autant plus qu’elle très abimée, et en partie cassée.
Pour que ça change, la ville de Tours a décidé d’engager un ambitieux programme de rénovation. Après plusieurs années de réflexion, les choses sérieuses ont débuté en 2025 avec le lancement d’un appel aux dons des particuliers et des entreprises. Objectif : rassembler 63 000€ soit environ le tiers de la somme nécessaire à la remise en état de la fontaine.
« La restauration mobilisera des artisans spécialisés, encadrés par des restaurateurs expérimentés » indique la ville au moment de la mise en ligne de la cagnotte. Le projet consiste à nettoyer la pierre et à reconstituer les pièces manquantes à partir des plans originaux de la Renaissance. Des panneaux explicatifs sont prévus, ainsi qu’une mise en valeur de la façade de l’hôtel situé dans le passage. En revanche, la fontaine de Beaune-Semblançay restera privée d’eau.
Un an après la première communication municipale, 65% de l’objectif est atteint soit 41 000€. 350 contributions ont été apportées, soit une moyenne de 117€ par don (avec des avantages fiscaux). Pour participer à la collecte, il faut cliquer ici. Il reste encore quelques mois. On rappelle que ce n’est pas la première fois que la municipalité lance ce type d’opération : elle l’avait fait avec succès pour restaurer la cabane des wallabys du Jardin Botanique ou pour l’acquisition d’un tableau au profit du Musée des Beaux-Arts.


