54 000 entrées pour Terres du Son 2026 : affluence en hausse, Julien Doré, Superbus et Mosimann marquent les esprits

De mémoire d’habitué de Terres du Son, on n’avait jamais eu aussi chaud sur tout un week-end de festival. Le Domaine de Candé a grillé ce week-end à Monts, sans fortement pénaliser la fréquentation du plus gros festival musical d’Indre-et-Loire. Certes, le public est arrivé plus tard que d’habitude, notamment pour l’Eco-Village. Mais au final l’ASSO qui organise l’événement revendique une fréquentation en augmentation avec 54 000 entrées et un pic à plus de 18 000 samedi, proche de la capacité maximale du site.

Terres du Son a donc prouvé qu’on pouvait organiser un festival massif sous près de 40° et avec une alerte rouge canicule. Des dispositifs avaient été mis en place comme des brumisateurs géants loués en urgence, l’adaptation d’horaires de spectacles sur l’Eco-Village ou la présence de personnes prêtes à intervenir en cas d’incendie à hauteur des scènes. Et, même en tenue détendue, le préfet d’Indre-et-Loire était là tous les jours pour s’assurer du bon déroulement des choses.

Bilan : pas d’incident majeur. « C’était une année exceptionnelle, on a eu chaud, mais on l’a fait » conclut le trio de présidence et de direction (Arnaud Guesdet, Franck Fumoleau et Pauline Ruby-Rinquin). L’ASSO réfléchit quand même à l’avenir, avec la perspective quasi certaine d’une multiplication de vagues de chaleur du même genre début juillet. Pas question de déplacer les dates, mais des réflexions sont en cours comme retarder le début des festivités ou trouver des solutions pour augmenter les zones d’ombre de la Prairie.

En parallèle, Terres du Son poursuit également sa transformation pour réduire ses déchets, comme la mise en place de vaisselle lavable sur l’Eco-Village. Avant, elle était compostable, aujourd’hui elle est donc réutilisable, « avec un taux de retour proche de 95% » selon Pauline Ruby-Rinquin qui espère une mise en place dès 2027 sur l’espace payant.

Et la dernière soirée alors ? Elle a tenu toutes ses promesses artistiques, en particulier avec Julien Doré, premier nom en tête d’affiche et pour qui on attendait en devant de scène bien avant le début du concert. 1h30 de show total, généreux, en communion avec le public. Comme au Parc Expo en novembre 2025, il a mélangé tendresse et espiègleries, parfois switchant de l’une à l’autre en quelques secondes (d’une reprise de Mylène Farmer à sa version des Crocodiles entraînant des chenilles dans le public).

Le moment fort fut son incursion sur la plateforme dédiée aux personnes en situation de handicap, en réaction à un message de fan reçu quelques heures plus tôt sur Instagram. Même rodé après des mois de tournée, Julien Doré sait faire de chaque passage un moment unique.

Plus tôt, Superbus avait aussi donné le ton de la soirée, le groupe de Jenn Ayache enchaînant ses plus grands tubes et quelques nouvelles compos, lui qui a sorti un nouvel album en 2025 après presque 10 ans de silence en groupe. Et puis comment ne pas parler de la conclusion offerte par Mosimann, DJ qui a explosé ces derniers mois entre ses formats de mixs pour les stars sur TikTok, ses chroniques sensibles sur France Inter et ses multiples shows. Le genre de set où on jette ses dernières forces pour profiter avec un garçon qui le mérite et nous le rend bien.

Photos : Pascal Montagne et Laurent Depeigne

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