Face aux dégradations et à la perte de chiffre d’affaires pour les commerces de centre ville, à Tours, la Région mobilise son fonds d’urgence, avec une aide pouvant atteindre 7 000 euros par bénéficiaire, tandis que Tours Métropole a voté un soutien de 100 000 euros. Les chambres consulaires appellent aussi à un retour des clients en centre-ville.
Alertée par les chambres consulaires et les collectivités locales, notamment la ville de Tours, la Région a décidé de mobiliser son fonds d’urgence dans le cadre de ses compétences économiques. Créé en 2023 pour répondre aux conséquences des émeutes sur les commerces, ce dispositif a ensuite été utilisé pour des dommages liés aux tempêtes et à d’autres événements climatiques. Depuis sa création, il a accompagné 48 bénéficiaires dans leur redémarrage.
L’aide peut atteindre 7 000 euros par bénéficiaire, sur présentation de factures, pour des stocks ou du matériel détériorés et des travaux de remise en état. François Bonneau précise que cette intervention vient en complément des dispositifs des villes et intercommunalités, sans se substituer aux assurances. Aucune enveloppe globale n’a été définie à ce stade pour cette mobilisation du fonds, présenté comme un outil souple et réactif. Les dossiers des commerçants passent par la CCI et la CMA.
Les élus de Tours Métropole ont voté par ailleurs, lundi 2 novembre, une aide aux entreprises touchées par les violences en marge des trois manifestations d’octobre. La collectivité adapte son fonds façade, initialement destiné à des rénovations programmées, pour consacrer 100 000 euros à ce soutien, notamment à la remise en état des vitrines et façades.
Pour orienter les entreprises vers les dispositifs existants, la mairie de Tours dispose d’un guichet unique chargé du suivi des dossiers. Une aide de l’Urssaf destinée aux indépendants, pouvant aller jusqu’à 6 000 euros, est également mentionnée parmi les soutiens mobilisables. L’accompagnement ne se limite pas au volet financier : la cellule d’écoute de la CCI reste ouverte aux chefs d’entreprise et aux salariés, eux aussi fragilisés par les événements.



