[#RE-MIAM] c’est la petite sœur de la rubrique [#MIAM] d’Info Tours. Parfois on a envie de retester des restaurants plusieurs années après un premier passage pour voir comment ils ont évolué. Et on vous raconte.
Dès son ouverture en 2021, on avait parlé de L’Aubépine comme d’un restaurant à la cuisine audacieuse. 4 ans et demi plus tard, c’est justement l’originalité des recettes qui nous a poussé à y réserver de nouveau une table au dîner. Un menu à 40€ qui a donc peu évolué depuis l’ouverture (+2€ alors que l’inflation a été très forte sur la même période), c’est à signaler. Le midi on est aussi très compétitif avec entrée-plat-dessert à 26€ avec l’originalité conservée (cromesquis de volaille insert noix de cajou ou chou-fleur rôti au foin avec citron séché).

Le chef Quentin Choiseau a donc de l’imagination et ça nous plait. A la carte du soir, on peut avoir des St Jacques snackées sauce ananas rhum, un nuage de topinambour, un tournedos de pintade avec farce poire ou un joli dessert chocolaté avec double cardamome.
Pour commencer, on commande la réinterprétation du canard à l’orange avec filet froid séché, chips d’orange sanguine, panna cotta d’échalote et réduction au Grand Marnier. C’est frais savoureux, coloré. Rien à redire. Le plat est dans la même veine avec un filet de bar cuisson basse température au beurre de romarin qui surplombe un bon risotto nori citron noir et encre de seiche. Peut-être un regret sur l’assaisonnement qui aurait pu être plus affirmé. Bon point pour la sauce cresson douce ainsi que les crosnes glacés pour un clin d’œil aux délices de l’hiver.

En dessert, on prend des risques avec l’association pomme-betterave. Au final le légume est bien dosé, dans une assiette peu sucrée mais pas sans gourmandise. Pour accompagner le repas, un verre de Riesling bien choisi. Le service est courtois et rapide, dans un décor simple et chaleureux. Pas trop bruyant, ce qui est apprécié. Une adresse qui compte Rue Colbert.



