Les 10 points chauds des élections municipales 2026 en Indre-et-Loire

Dimanche 15 et dimanche 22 mars on vote pour les élections municipales dans les 272 communes du département d’Indre-et-Loire. Dans beaucoup d’entre elles, pas de suspense : une seule liste se présente, et en plus il est désormais interdit de rayer des noms ou d’en rajouter d’autres comme ça se faisait auparavant dans les villages. Cependant, il y a aussi une série de municipalités ou le suspense est conséquent. On a fait une liste.

Tours : évidemment, la plus grande ville d’Indre-et-Loire est la plus convoitée. 8 ou 9 listes devraient y concourir. L’enjeu principal : le maire écologiste Emmanuel Denis va-t-il conserver son poste, alors que la politiques des élus verts est très critiquée. S’il ne réussit pas une union de la gauche aussi large qu’en 2020, le sortant a tout de même bon nombre de soutiens derrière lui.

En face, plusieurs listes se bousculent sur le créneau de la droite et du centre. L’ancien maire Christophe Bouchet tente de nouveau de s’installer à l’Hôtel de Ville, challengé par Benoist Pierre et Henri Alfandari. Il sera aussi très intéressant de savoir si La France Insoumise et le Rassemblement National dépasseront les 10%, seuil permettant de se maintenir au second tour.

St-Pierre-des-Corps : en 2020, la ville a été remportée par une liste plutôt à droite alors qu’elle était dirigée par les communistes depuis 100 ans. 6 ans plus tard, toute la gauche n’est pas unie mais le socialiste Cyril Jeanneau fait équipe avec le communiste Michel Soulas pour tenter de créer une dynamique, tandis que l’Insoumis Thomas Delplace envisage de les rejoindre au second tour. De son côté, le maire sortant Olivier Conte – nommé en cours de mandat – se présente pour la première fois en tête de liste avec l’idée de confirmer le hold up dans une des villes les plus à gauche du département.

La Riche : élu en 2020, Wilfried Schwartz a dû quitter son poste en cours de mandat après une condamnation pénale. Lors d’une élection municipale partielle, c’est Sébastien Clément qui a remporté le scrutin et il compte bien poursuivre sur sa lancée. Mais l’ancien maire revient dans la bataille pour un duel qui sera suivi de très près.

Amboise : c’est l’autre grande commune du département dont le maire a changé en cours de mandat après une élection partielle. Thierry Boutard avait été élu en 2020 avec sa liste orientée à droite, mais après un début de mandat chaotique il avait dû quitter son poste ce qui avait entraîné le retour de la gauche via Brice Ravier. Ce dernier se représente en 2026 et c’est Maxime Maintier qui mène la liste de la droite. Amboise est par ailleurs la seule commune avec Tours où le Rassemblement National présente une liste autonome, derrière Joffrey Pointlane. Ira-t-il au 2e tour ?

Château-Renault : deux femmes se disputent la gestion de la commune de 4 000 habitants après un mandat électrique, notamment marqué par le grand débat récent autour de l’avenir du cinéma associatif Le Balzac (la mairie dirigée par Brigitte Dupuis voulait organiser des spectacles dans le bâtiment en plus des projections). Brigitte Vengeon mène une liste de gauche face à elle, et l’issue du scrutin pourrait être assez incertaine.

Joué-lès-Tours : en 2020, en plein Covid, le maire Frédéric Augis avait été réélu dès le 1er tour. En sera-t-il de même 6 ans plus tard ? Face à lui, la gauche part divisée avec une liste menée par Romain Fredon (comportant notamment des militants LFI et PS) et une autre par Romain Vilaud, également avec des socialistes mais aussi d’autres composantes de la gauche.

Loches : le maire sortant Marc Angenault raccroche, mais qui pour lui succéder ? Son adjointe Valérie Gervès mène la liste de la majorité sortante face à une liste d’opposition menée par un tandem :  Adèle Troiville et Miguel Castro.

Chambray-lès-Tours : une autre affaire de succession avec le départ annoncé de Christian Gatard, mais l’équipe qu’il avait derrière lui s’est déchirée en deux avec d’un côté Muriel Riolet et de l’autre Florine Berhouet. De quoi donner de l’espoir à la liste de Michel Lamy, opposant historique plutôt orienté à droite et qui a ses chances de se démarquer.

Luynes : le mandat de Bertrand Ritouret a été très mouvementé avec notamment le scandale du cirque Georget (un des membres de la famille accusé d’agressions sexuelles, mais aussi un imbroglio autour du contrat liant la mairie à la structure). L’opposition est donc en ordre de bataille pour tenter de le faire tomber, en particulier avec Antoine Maquin (à droite, comme le maire sortant) mais aussi la conseillère régionale Temanuata Girard pour la gauche.

Chinon : en 2020, deux fortes personnalités s’étaient opposées au maire sortant Jean-Luc Dupont : la députée macroniste d’alors Fabienne Cobloc et celui qui est aujourd’hui député du territoire, le socialiste Laurent Baumel. Aucun des deux ne repart 6 ans plus tard mais il y a un challenger sérieux en la présence de Jérôme Field.

Et aussi… Ballan-Miré pour savoir si le socialiste Thierry Chailloux repartira pour un second mandat… La Membrolle-sur-Choisille où 3 listes se disputent le pouvoir ce qui n’est pas si fréquent dans une petite commune… Ou encore Nazelles-Négron, où les dernières années ont été agitées avec la mise en cause de l’ancien maire dans une affaire d’agressions sexuelles sur mineurs (dossier en cours de jugement). Le maire de Descartes qui se représente a lui aussi été accusé d’agression sexuelle par une ancienne agente, mais pour sa part la justice a décidé de ne pas donner suite faute d’éléments suffisamment caractérisés.

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